C’est pour le moins original. On attendait un lancement de campagne de Christophe Grudler 2026. On a même déjà le slogan : « Un avenir pour Belfort, avec Christophe Grudler. » Mais finalement, le député européen MoDem repousse la décision, alors qu’il avait annoncé dès le mois de mars son intention de s’engager dans cette campagne (lire notre article).
Il lance, à la place, une grande consultation des Belfortains, pendant 10 semaines. Des réunions publiques seront menées dans chaque quartier, d’ici janvier. La première est à la Miotte, jeudi 30 octobre. La consultation se déclinera aussi en ligne (à découvrir ici), dès ce vendredi 24 octobre. Une manière de sonder les idées, les priorités et les attentes des Belfortains, appelés aux urnes en mars 2026. « Belfort regorge d’énergies, de talents et de forces vives », indique-t-il. Une manière, aussi, de poser les bases de la campagne.
À la suite de cette consultation, il prendra sa décision : y va-t-il ? Les habitants encouragent-ils un rassemblement ? Un projet collectif ? Qu’attendent-ils ? Autant de questions formulées par l’intéressé. « Ce n’est pas moi qui vais décider, mais les Belfortains », assure Christophe Grudler, ce jeudi soir, en présentant sa démarche.
Imaginer Belfort dans 10 ou 20 ans
D’une certaine manière, il cherche le plébiscite. Il veut l’avis des gens pour appuyer sa décision. « Je souhaite réconcilier les gens avec la politique », confie-t-il, tout en rappelant que son activité de député européen lui permet de cultiver la construction des compromis. Surtout, il veut, d’ors et déjà, positionner sa candidature comme celle du rassemblement et comme une composante essentielle de la construction d’une majorité. Que ce soit vers la droite. Ou vers la gauche. Mais il fixe un cadre : « On exclut les extrêmes que sont LFI d’un côté et le RN de l’autre. »
Cette volonté de sonder les Belfortains s’appuie sur un message d’alerte : « Belfort ne va pas seulement décrocher, mais s’écrouler. » Il ne veut pas faire de procès, mais estime que l’on ne projette pas assez Belfort dans 10 ou 20 ans. Il met déjà en avant son réseau « national » et « européen » qui ne profiterait pas assez à Belfort aujourd’hui. Il promet un projet « ambitieux » pour relancer la cité du Lion. Il faudra attendre janvier 2026 pour avoir plus de détails.
