Le préfet du Territoire de Belfort, David Philot, a pris un arrêté interdisant l’ouverture des commerces alimentaires de détails, y compris les commerces de nuit ainsi que les restaurants et débits de boissons qui auraient développé une activité de vente à emporter, entre 20 h et 6 h. L’arrêté s’étend du 10 au 15 avril. « Les forces de l’ordre constatant des phénomènes de regroupements aux abords des commerces alimentaires en période nocturne », justifie la préfecture dans son communiqué. Le préfet enjoint également les exploitants de commerces alimentaires « à limiter le nombre de clients présents simultanément dans leur établissement pour permettre le respect des mesures barrières, notamment le respect d’une distance d’au moins un mètre entre les personnes ». Un arrêté a été pris en ce sens. Il « appartient à chaque responsable d’établissement de déterminer les moyens appropriés pour assurer du respect des règles de distanciation sociale : gestion des files d’attentes, schéma de circulation, règles de passage en caisse, files prioritaires, modalités de livraison au véhicule… » En dehors des sanctions pénales si les exploitants ne respectent pas l’arrêté, le préfet ne s’interdit pas de mettre en demeure, voire d’ordonner des fermetures administratives des établissements qui ne mettraient pas tout en œuvre. Et la préfecture de conclure : « Respecter le confinement et les mesures de distanciation sociale, c’est sauver des vies. »
Filière automobile : « Les emplois de demain ne seront pas ceux d’aujourd’hui »
L’industrie en général et la filière automobile en particulier sont confrontées à un enjeu de compétences. La première pour assurer la production de demain. La seconde pour survivre et assurer l’activité d’une filière en profonde restructuration et bousculée par les acteurs asiatiques. Anticiper les besoins d’emplois et de compétences est vital. Notamment pour un territoire. C’est ce qu’explique Laetitia Royer, consultante en ressources humaines au cabinet Secafi.
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- Thibault Quartier