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Fimu : Matthieu Spiegel et Delphine Mentré veulent magnifier ce « monument »

Matthieu Spiegel, directeur du Fimu, à Belfort, et Delphine Mentré, adjointe au maire en charge de la culture.

Depuis près de cinq ans, l’organisation du festival international de musique universitaire (Fimu) de Belfort est animée par un binôme qui peut paraître surprenant au premier abord, composé du directeur de l’évènement Matthieu Spiegel et de l’adjointe à la culture Delphine Mentré. Pourtant, la mécanique est bien huilée. Une vraie complicité se dégage. Rencontre.

Depuis près de cinq ans, l’organisation du festival international de musique universitaire (Fimu) de Belfort est animée par un binôme qui peut paraître surprenant au premier abord, composé du directeur de l’évènement Matthieu Spiegel et de l’adjointe à la culture Delphine Mentré. Pourtant, la mécanique est bien huilée. Une vraie complicité se dégage. Rencontre.

La scène peut paraître anodine. Elle en dit pourtant beaucoup de la manière dont fonctionne le festival international de musique universitaire (Fimu) depuis décembre 2016 et l’arrivée de Matthieu Spiegel à la direction de l’évènement belfortain, créé en 1986. Christophe Dupin, régisseur général du festival, entre dans la Tour 41, camp de base de l’évènement. Il se dirige dans la cuisine. Se sert un café et s’adresse à Matthieu Spiegel et Delphine Mentré, assis à la table. Il fait un point sur les points noirs qu’il a dû régler sur le réseau électrique installé pour l’occasion. L’échange se fait avec le directeur et l’adjointe à la culture. Christophe Dupin propose ensuite de reculer quelques chaises sur une scène. C’est Delphine Mentré qui lui répond que la commission de sécurité du matin a retoqué l’idée.

Dès qu’un évènement arrive, la premier personne avertie par Matthieu Spiegel, c’est Delphine Mentré. « Je ne suis jamais surprise », confie l’élue. Elle est toujours au courant. Sur un sujet aussi technique que le réseau électrique, le point se fait avec les deux. Une complicité se dégage simplement de leur relation. Ils fonctionnent ensemble. Les nombreuses évolutions observées ces dernières années ont été portées par ce duo. « On est souvent sur la même longueur d’ondes sur ce qu’on a ressenti », acquiesce Delphine Mentré. Dernier exemple en date, le choix, comme marraine, de Flavia Coelho, choisie il y a près de deux ans déjà. Avant de la rencontrer, il y a forcément de l’appréhension. « On ne sait jamais sur quel artiste on va tomber ! » relève l’adjointe à la culture. Pourtant, en sortant, pas besoin d’échanger. Les deux savaient qu’ils tenaient leur marraine. « En sortant, on s’est dit : « Waouh ! » » Et Delphine Mentré d’ajouter : « Elle répondait à tous les critères, que ce soit la diversité ou la transmission avec les enfants. En plus, elle est venue avec plein d’idées. »

Faire rayonner le Fimu

Justement, le parrain ou la marraine, c’est une idée qu’ils portent depuis plusieurs années. « C’est un super festival, avec plein d’ambassadeurs dans le monde, mais plutôt méconnu au niveau national », observe Delphine Mentré. « Nous voulons lui donner la notoriété qu’il mérite », ajoute celle qui est également collaboratrice parlementaire du député Les Républicains Ian Boucard. La nomination d’un parrain ou d’une marraine contribue à cette dynamique, surtout lorsqu’il s’appelle André Manoukian ou Flavia Coelho. Cela crée du « retentissement » au Fimu. La volonté est de « magnifier l’évènement », insiste Matthieu Spiegel.

Autre touche du binôme, le lien avec le Soko Festival, au Burkina Faso, pays dont les liens sont forts avec la Ville de Belfort. Ils ont été approchés par Ibrahim Keita, le fondateur du festival. L’idée leur a plus. Cela permet de s’inscrire dans une dimension de découverte de jeunes groupes, d’accompagnement à la professionnalisation, de faire venir des groupes de cette région du monde et d’engager des liens permettant à des groupes belfortains de faire des tournées au Burkina Faso, comme ce fut le cas pour Bandikoot dernièrement. Le Fimu s’inscrit alors dans la grande mécanique de la création musicale.

Le Hors-Piste, organisé juste la veille de l’ouverture du Fimu, est aussi à compter parmi leurs apports. En 2014, la nouvelle majorité Les Républicains à la mairie de Belfort, qui vient d’être élue, veut sortir le Fimu du centre-ville. Une scène est montée devant le marché des Vosges. Le résultat est peu probant. On crée alors une soirée en amont, le jeudi soir, où le festival investit des lieux culturels belfortains à la Pépinière, aux Résidences, « pour ouvrir le Fimu », insiste Matthieu Spiegel. « Il faut aller vers le public », glisse Delphine Mentré. « On ne peut pas entendre la remarque : « Le Fimu, ce n’est pas pour nous » », relève Matthieu Spiegel. « Il faut aller à la rencontre des gens », s’impose le directeur, qui ne quitte jamais sa bicyclette pendant le festival.

Leur complicité est forte, façonnée autour de péripéties nombreuses, par exemple au Burkina Faso. Citons une rencontre avec le ministre de la Culture de ce pays d’Afrique de l’Ouest, programmée le matin-même ou un déjeuner avec l’ambassadeur de France où ils sont arrivés avec une heure de retard à cause d’importants embouteillages. « On était dans nos petits souliers, se remémore Delphine Mentré. Et ça s’est super bien passé ! » Cette complicité s’éprouve aussi dans des moments plus durs. La crise sanitaire avec l’annulation de l’édition 2020 et le report en septembre 2021 a pesé. Que dire, également, de la brusque disparition en 2018 de Didier Lockwood, un violoniste de jazz, qui devait être le parrain du Fimu quelques semaines plus tard. Ce sont des évènements qui forgent une équipe.

Garder l’ADN du Fimu

Pour autant, il ne faut pas perdre ce qui fait la sève de cet évènement : la gratuité, la dimension étudiante, la diversité. Des valeurs qu’ils veulent faire perdurer. « Nous sommes de passage dans cette histoire du Fimu », replace, modestement, Delphine Mentré. Ils insistent aussi sur la dimension bénévole. « La culture du bénévolat est même très forte, note Matthieu Spiegel, avant de sourire : Dans les entreprise de la région, avoir été bénévole au Fimu, c’est aussi important qu’un stage. »

« C’est un festival assez magique », confie finalement Matthieu Spiegel, qui l’a fréquenté comme festivalier. C’est un ami qui lui a signifié que le Fimu cherchait un directeur. Il était alors programmateur au Noumatrouff, scène de musiques actuelles à Mulhouse, depuis 9 ans. Il a postulé sans trop y croire, en voyant que l’on cherchait aussi des compétences de programmateur. Ç’a matché. Alors que le Fimu bat son plein, ils travaillent déjà sur la prochaine édition, programmée dans neuf mois.

Depuis 2017, l’annonce du parrain ou de la marraine de l’édition est toujours une belle surprise. Mais après avoir accueilli André Manoukian et Flavia Coehlo, on est à présent dans l’attente de la prochaine figure. « Nous avons de bonnes pistes, sourit Delphine Mentré. On n’en dira pas plus. » Aujourd’hui, le festival peut se permettre d’être plus exigeant sur ce qu’il peut attendre du parrain. C’est une marque de ce qu’a gagné le Fimu ces dernières années. Une forme d’attente. Et une plus grande notoriété.

  • http://fimu.fr/

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