[Jardin] Le compost, une pratique qui ne coûte rien !

Faire son compost, un terme bien moderne pour une pratique ancestrale. Il y a à peine deux générations, chaque foyer pratiquait le compostage. En 2024, il faudra en reprendre l’habitude car il deviendra obligatoire pour tous. Cette semaine, Fleur (retrouvez ici toutes ses chroniques), nous présente les différentes alternatives pour éliminer écologiquement ses déchets biologiques.

Faire son compost, un terme bien moderne pour une pratique ancestrale. Il y a à peine deux générations, chaque foyer pratiquait le compostage. En 2024, il faudra en reprendre l’habitude car il deviendra obligatoire pour tous. Cette semaine, Fleur (retrouvez ici toutes ses chroniques), nous présente les différentes alternatives pour éliminer écologiquement ses déchets biologiques.

Chez les grands-parents, il y avait le poulailler et le “tas de fumier”. En d’autres lieux, on appelait cela le pourrissoir. À la campagne ou en ville, les foyers possédaient des endroits où éliminer leurs déchets organiques de manière naturelle.  à l’heure actuelle, ils représentent un tiers du poids de nos poubelles. Chaque personne génère 160 kg de biodéchets par individu et par an. Et tout ce qui passera à la poubelle, d’une part, ne sera pas valorisé et, d’autre part, générera des coûts de transports, d’incinération et la pollution inhérente. 

La loi anti-gaspillage qui prendra effet le 1er janvier 2024, prévoit de rendre obligatoire un moyen d’élimination des déchets de cuisine pour chaque foyer. Alors pourquoi attendre ? 

 

La pratique du compostage est entourée d’idées reçues. Ce n’est pas compliqué ou contraignant. Cela ne sent pas mauvais. Cela n’attire pas les rats. Cela ne prend pas beaucoup de place. Cela ne coûte rien. Cela ne demande pas une maîtrise extrême. 

Tout au contraire, c’est une pratique simple, entièrement écologique, gratuite (hors coût du contenant) et même généreuse, puisque deux fois par an, elle offre une récolte de riche terreau qui nourrira potager, massifs de fleurs, balconnières, arbres fruitiers, plantes d’intérieur…

Comment s’y mettre ?

Concrètement, un petit récipient sur le coin d’un évier ou le bord de fenêtre de la cuisine recevra chaque jour vos biodéchets. Il est possible de mettre au compost : épluchures, marc de café, sachet de thé (sans la ficelle), fruit ou légumes abîmés, coquilles d’oeufs, fleurs fanées, pain, essuie-tout, gazon, feuilles mortes, copeau de litière de rongeurs…

Ensuite, il faut installer un point de dépôt chez vous ou se rendre dans un point collectif de récupération des biodéchets. Selon les possibilités de chacun, on peut opter pour un tas libre qui rend l’accès aux micro-organismes plus facile et la récupération du terreau plus aisée. Ou un bac en bois ou en plastique qui délimite l’espace et cache la vue sur les matières en décomposition. Les communautés d’agglomération en proposent à l’achat pour des sommes modiques mais il est aussi possible de fabriquer soi-même le bac avec des planches de récupération.

On peut aussi jouer la carte collective : en campagne, un compost commun à plusieurs voisins; en ville, se rendre sur les points de collecte mutuels, qui commencent à être de plus en plus nombreux au pied des immeubles, dans les jardins partagés ou urbains, dans les points R que mettent en place les collectivités ou tout simplement, déposer ses rebuts biologiques dans une benne à déchets verts en déchetterie.

La dernière alternative, le bokashi, méthode venue du Japon, propose un compost dans un petit contenant à peine plus gros qu’un seau, est idéale pour les petits espaces, en appartement, sur un balcon ou lorsqu’on génère peu de déchets verts. 

 

Grâce à la loi applicable en 2024, on verra certainement se mettre en place des tournées de ramassage de déchets comme cela se fait déjà pour les recyclables. Mais en attendant, rien n’empêche de s’y mettre dès maintenant et de prendre les bonnes habitudes. Désormais, les épluchures de pomme de terre et les dosettes de café, c’est au compost !  

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