Territoire de Belfort : les 3 grandes étapes pour concevoir un timbre

Chaque année, près de 1 000 demandes de réalisation de timbre sont réalisées. Mais seulement 50 d’entre eux voient le jour. A l’occasion du centenaire, le Département, aidé par l’association Philatélie, a réussi à faire ériger un timbre. Focus sur les étapes qui essaiment cette création.

Pour le centenaire, le Département, aidé par l’association Philatélie, a réussi à faire ériger un timbre. Un fait d’exception, car chaque année, 1 000 demandes sont effectuées pour seulement 50 réalisations. A cette occasion, focus sur les différentes étapes qui entourent la création un timbre. 

1. Demande et recevabilité

Pour concevoir un timbre, une demande doit être transmise au ministère de tutelle de La Poste, avant d’être transférée au PDG de La Poste. C’est Philaposte, direction à compétence nationale qui a en charge l’organisation de la sélection des timbres ainsi que leur conception, leur fabrication et leur diffusion. Le timbre doit respecter plusieurs critères : universalité du thème ou du personnage, lien avec la France, pas de personnalité vivante et pas de dimension commerciale.

Pour le Territoire de Belfort, c’est l’association Philatélie qui s’est occupée de la démarche en lien avec le centenaire. Alexandra Broihier, déléguée départementale à Philaposte, expose : « Le processus s’est enclenché il y a plus de trois ans sur la demande de l’association Philatélie de Belfort. Une demande soutenue par de nombreux élus : Cédric Perrin, Ian Boucard, Damien Meslot et Florian Bouquet notamment. » La demande a ensuite été étudiée par la commission des programmes philatéliques, qui se réunit deux fois par an, à chaque fois deux ans à l’avance, pour déterminer quels timbres pourront être édifiés. Parmi ces membres : postiers, collectionneurs, négociants en timbres, responsables d’instance, association philatélique, personnalités du ministère de la Culture, de la société civile. Sur environ 1 000 timbres proposés, environ 50 sont retenus chaque année.

2. Etape artistique

Une fois que le thème est sélectionné, place au choix de l’illustration et de la technique d’impression. Plusieurs techniques sont possibles : taille-douce, offset, numérique, mixtes ou héliogravures. Pour le timbre du centenaire, c’est l’héliogravure qui a été choisie, « pour un rendu de couleurs plus vif », précise La Poste dans un communiqué. 

La conception graphique a été réalisée par Stéphane Humbert-Basset, après avoir sollicité une douzaine de graveurs. « Lorsqu’un artiste est sollicité, pour concevoir un dessin ou une mise en page, il propose plusieurs épreuves. Le choix final revient à Philaposte », expose le communiqué. S’en suit la signature de contrat ; mission menée par le service juridique de Philaposte et la conception artistique. L’impression, elle, se fait toujours à Boulazac, près de Périgueux en Dordogne pour les émissions philatéliques.

3. La diffusion

Des ventes en avant-première sont systématiquement menées, appelées « opération premier jour ». Elles interviendront le 11 et 12 mars à Belfort, de 9h à 18h à l’hôtel du Département ainsi qu’à Paris, au Carré d’Encre, de 10h à 17h où Stéphane Humbert-Basset réalisera des dédicaces. Les timbres seront ensuite vendus en grand nombre dans les bureaux de poste ou par correspondance auprès du service client de Philaposte à partir du 13 mars.

Après l’émission d’un timbre, les pièces « artistiques » liées à sa réalisation (poinçons de gravure, dessins, essais de couleur, bons à tirer…) sont versées par Philaposte au Musée de La Poste. Classées, inventoriées et numérisées, elles sont conservées par le musée pour le compte de l’État et peuvent être présentées dans les collections lors d’expositions temporaires.

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