Travail dissimulé: quatre nouvelles mises en examen chez le transporteur Gefco

Justice

Les quatre nouveaux mis en examen sont des responsables de sites Gefco implantés à Paris, en Haute-Saône et en Alsace. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

(AFP)

Les quatre nouveaux mis en examen sont des responsables de sites Gefco implantés à Paris, en Haute-Saône et en Alsace. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Quatre cadres du transporteur français Gefco ont été mis en examen, en plus des cinq personnes déjà poursuivies vendredi, dans le cadre d’un système illégal de « prêt de salariés », a indiqué samedi le parquet de Vesoul.
Au total « neuf personnes sont mises en examen notamment pour recours en bande organisée au service d’une personne exerçant un travail dissimulé », dans cette affaire menée par l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI).
Les quatre nouveaux mis en examen sont des responsables de sites Gefco implantés à Paris, en Haute-Saône et en Alsace. Ils ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire et ont dû payer des cautions de 4 000 à 10 000 euros, a précisé le procureur de Vesoul, Emmanuel Dupic.
Parmi les cinq premiers suspects mis en examen vendredi figuraient trois cadres d’une entreprise basée en Alsace. Ceux-ci sont soupçonnés d’avoir créé deux sociétés en Slovaquie et deux en Pologne, qui auraient fourni des chauffeurs routiers étrangers à Gefco de manière illégale. Deux responsables de ces entreprises étrangères sont aussi poursuivis.
Un dixième homme, placé aussi en garde à vue lors de la première vague d’interpellations, n’a pu être présenté au juge d’instruction après avoir été testé positif au covid-19.
Le transporteur français Gefco est suspecté d’avoir bénéficié d’un système illégal de « prêt de salariés » par ces entreprises polonaises et slovaques. Les gendarmes ont ainsi découvert 35 chauffeurs qui transitaient « dans des conditions indignes » sur une base logistique à Quincey (Haute-Saône), selon M. Dupic.
Pour les chefs d’entreprises, l’objectif était d’échapper au paiement de leurs cotisations sociales en France « pour un préjudice estimé par l’Urssaf à 800 000 euros entre 2015 et 2018 », a ajouté le magistrat.

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