Sochaux : la fermeture de Coeur paysan entraîne l’avortement du projet d’atelier de transformation de viande

Cœur paysan vient d’annoncer sa fermeture à Sochaux, invoquant des raisons économiques, le manque de clientèles et la conjoncture. Attenant à Coeur paysan, un atelier de transformation de viande devait voir le jour. C’était une demande forte des producteurs. Le projet à 1 million d’euros est lui aussi avorté.
Coeur Paysan a ouvert lors de l'été 2021. | ©Le Trois - TQ
Cœur paysan vient d’annoncer sa fermeture à Sochaux, invoquant des raisons économiques, le manque de clientèles et la conjoncture. Attenant à Coeur paysan, un atelier de transformation de viande devait voir le jour. C’était une demande forte des producteurs. Le projet à 1 million d’euros est lui aussi avorté.

Cœur paysan a fermé ses portes samedi 21 janvier, à Sochaux. Le magasin de producteurs a vécu à peine dix-huit mois. Les producteurs associés évoquent les charges et la conjoncture comme raison principale de la chute du projet. Ils ont acté la décision lors d’une réunion extraordinaire le jeudi avant la fermeture. Une fermeture précédée de quatre licenciements en fin d’année et d’une ouverture du magasin réduite : il était ouvert depuis début janvier seulement trois jours par semaine. Le projet à 2 millions d’euros, co-financé par l’agglomération du pays de Montbéliard, la Région, la Chambre d’agriculture et le fonds France active, n’est déjà plus sur les rails.

Dans sa chute, Cœur paysan entraîne un autre projet : un atelier de transformation de viande. En avril 2022, devant les locaux de Coeur paysan, le président de l’association, François Cisera, détaillait les contours d’un futur atelier de transformation de 135 m2 (lire notre article). Un bâtiment qui devait voir le jour à la fin de l’année 2022 et qui devait permettre aux paysans de transformer leur viande dans le pays de Montbéliard (il n’existe pas d’autres ateliers dans le territoire actuellement). 

Les plans de l’atelier ont été pensés en même temps que ceux de Cœur Paysan. Des équipements devaient donc être communs, comme la chambre froide, installée dans les locaux de Coeur Paysan. En avril, on parlait également de l’embauche de trois charcutiers et d’une utilisation des locaux par cinq à six producteurs dès l’ouverture. Le coût de l’opération devait être d’environ un million d’euros, dont plus de 800 000 euros empruntés par les porteurs de projet. 

Des subventions de PMA bloquées

L’agglomération du pays de Montbéliard devait elle aussi investir 193 475 euros, via son plan de projet alimentaire territorial (PAT), qui lui permet d’attribuer des subventions pour « mettre en valeur le patrimoine alimentaire, s’assurer de la bonne alimentation de la jeunesse et lutter contre le gaspillage alimentaire.» Par téléphone, le vice-président de l’agglomération en charge du développement économique, Didier Klein, assure que l’argent alloué au projet n’est pas parti en fumée. En fait, il n’a pas été distribué. « Le projet avait finalement été mis en suspens. Cœur paysan n’avait finalement pas voulu l’utiliser le temps de redresser la boutique.» Ce qui n’a pas eu lieu.

.Le problème, c’est que la subvention qui devait être allouée à Coeur Paysan est bloquée. Elle ne peut pas être utilisée pour un autre projet. « Les financements du PAT doivent respecter les closes du contrat définies au départ. Elle ne peut pas être reconduite ou transférée sur un autre projet », précise Didier Klein. En clair, elle doit forcément aller à Cœur Paysan ou sur un projet de même type. Pour le moment, l’association n’est pas prête à rebondir. « Le contre-coup est très important pour les paysans », explique-t-il. Ce qui laisse en suspens de possibles discussions sur les suites à donner au projet. 

L'atelier de transformation devait être construit juste derrière Coeur Paysan. ©EC

« Nous étions prêts à racheter le bâtiment »

Didier Klein, qui est aussi président de la société Pays de Montbéliard immobilier d’entreprises (SEM PMIE), propriétaire du bâtiment où était installé Coeur Paysan, affirme que « tout sera fait pour que le projet et pour que Coeur paysan puisse revoir le jour ». Il explique d’ailleurs que la volonté de la SEM PMIE a été, jusqu’au bout, de faire en sorte que Cœur paysan ne dépose pas le bilan. La liquidation a surpris, en interne. « Une semaine avant, nous n’y pensions même pas. On ne savait pas que le mandataire allait liquider l’endroit. On avait proposé de racheter le bâtiment pour leur donner de l’air financièrement. C’est d’ailleurs toujours une possibilité.» 

Plusieurs projets sont envisagés pour ne pas laisser tomber complètement Cœur paysan : le lancement d’une activité ailleurs, dans un local plus petit. Y associer d’autres types de produits, pour attirer les clients. « Nous devons reposer des bases », explique-t-il. 

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