Sécheresse : les alertes (déjà) déclenchées dans le Doubs et le Territoire de Belfort

Les faibles précipitations entraînent une baisse des débits des rivières. On évoque une sécheresse printanière.

Les préfectures du Territoire de Belfort et du Doubs ont placé les départements en situation d’alerte sécheresse à compter de ce samedi 4 juin. Cette disposition implique des restrictions des usages de l’eau sur l’ensemble des deux départements.

Lune Hornn

Les préfectures du Territoire de Belfort et du Doubs ont placé les départements en situation d’alerte sécheresse à compter de ce samedi 4 juin. Cette disposition implique des restrictions des usages de l’eau sur l’ensemble des deux départements.

Alerte sécheresse, c’est ce qui est annoncé par les préfectures du Territoire de Belfort et du Doubs. Deux arrêtés préfectoraux entreront en vigueur ce samedi 4 juin, et prévoient des restrictions sur l’ensemble des deux territoires. Ce passage au niveau d’alerte est la conséquence d’un important manque de pluie cet hiver dans la région, mais aussi d’une diminution des débits sur l’ensemble des cours d’eau que compte les deux départements. 

« Ce classement  entraîne une première série de mesures de restriction des usages de l’eau », peut-on lire dans le communiqué de la préfecture du Territoire de Belfort. Ces restrictions s’appliquent notamment à l’arrosage des pelouses et massifs fleuris, aux jardins potagers et aux espaces verts. D’autres mesures concernent l’interdiction du lavage de véhicule par des professionnels, le nettoyage des façades, le fonctionnement des fontaines ou encore l’activité industrielle. 

Harmonisation des départements

Si l’alerte a déjà sonné, la situation évolue, qui plus est, très vite. Le ministère de la Transition écologique a publié le 18 mai une carte des risques de sécheresse de l’ensemble du territoire national pour l’été 2022 (à retrouver ici). Le Territoire de Belfort, mais aussi celui du Doubs, apparaissent en “risque probable ». Mais au regard du déficit pluviométrique constaté au printemps 2022, et de l’importante diminution des débits des cours d’eau, les deux départements doivent déjà passer le niveau supérieur. « On est un peu plus inquiet que d’habitude », convient Stéphane Laucher, chargé du suivi de la sécheresse dans le Territoire de Belfort, à la direction départementale des territoires (DDT).

« On est dans un contexte de changement climatique, replace-t-il, avant d’ajouter : Ce contexte montre que les événements de sécheresse grave se présentent de manière plus fréquentes. » Stéphane Laucher complète son propos en glissant que les nappes phréatiques ne sont pas nombreuses dans le département ; les ressources sont donc limitées. Même si les nappes phréatiques de Belfort indiquent un déficit de 30 % de la recharge normale, elles ne sont pas une indication suffisante pour apprécier l’état de la gravité de la sécheresse, explique le spécialiste. D’autres indicateurs entrent en considération, en particulier sur un territoire qui ne possède pas beaucoup de nappes. 

En revanche, « compte tenu d’une météo qui n’annonce pas de précipitation suffisante pour recharger les nappes et les cours d’eau, on est en mesure d’anticiper un manque de disponibilité des eaux potables », expose Stéphane Laucher. Il précise que quand les déficits d’eau potable commencent à s’amorcer, le captage de Mathay (Doubs) devient le recours pour alimenter en eau potable la ville de Belfort. « L’administration travaille pour qu’il y ait une solidarité entre les différentes collectivités pour s’entre-aider dans l’apport en eau potable », rappelle le fonctionnaire. C’est pourquoi les deux préfectures ont décidé de publier leur arrêté simultanément. « Ils harmonisent les décisions pour la mise en place des restriction », explique Stéphane Laucher. Le spécialiste conclut : « [Cet été], la sécheresse ne sera pas probable. Elle est certaine. » 

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