Relaxe disciplinaire confirmée en appel pour l’avocat de Jonathann Daval

Me Randall Schwerdorffer

Me Randall Schwerdorffer était accusé de violation du secret professionnel.

(AFP)

Me Randall Schwerdorffer était accusé de violation du secret professionnel.

La cour d’appel de Besançon a confirmé ce mercredi 28 octobre la relaxe dans une affaire de violation du secret professionnel de Me Randall Schwerdorffer, l’avocat de Jonathann Daval qui doit comparaître à partir de mi-novembre pour le meurtre de sa femme Alexia en 2017. Poursuivi pour « violation du secret de l’enquête », « violation du secret professionnel » et « violation du secret au titre du règlement intérieur national », Me Schwerdorffer avait déjà été relaxé une première fois en février par le conseil régional de discipline des avocats à Besançon.

Mais le parquet général avait fait appel de cette première relaxe et l’avocat avait été rejugé le 30 septembre, cette fois devant la cour d’appel. Les faits remontent à janvier 2018. Interpellé environ trois mois après la découverte du cadavre de sa femme dans un bois de Haute-Saône, Jonathann Daval était encore en garde à vue quand Me Schwerdorffer, l’un des principaux pénalistes de l’Est de la France, s’était ouvertement exprimé devant la presse.

Le conseil avait réagi à la publication d’éléments de l’enquête publiés par Le Point.fr et confirmé l’existence « d’éléments effectivement gênants » pour son client, qui niait encore avoir tué son épouse (il a depuis reconnu le meurtre).

Procès prévu en novembre

« Toute la période de l’enquête et de l’instruction sont couverte par le secret » et « ce n’est pas parce qu’une information est connue qu’elle ne reste  pas couverte par le secret de l’instruction », avait estimé le procureur général Christophe Barret, lors de l’audience en appel. Il avait demandé un blâme, ainsi que l’interdiction d’exercer des responsabilités dans les instances professionnelles et la publication de la décision.

Pour Me Samuel Estève, l’un des avocats de Me Schwerdorffer, « les éléments révélés dans la presse posaient un problème à la défense de Jonathann Daval ». « Le lynchage médiatique et public avait commencé » et s’exprimer était donc « dans l’intérêt » de M. Daval « pour amorcer une autre image de lui », selon Me Estève. Poursuivi début octobre pour violation du secret professionnel pour avoir évoqué le déroulement d’une audition de Jonathann Daval avec la mère de celui-ci, Me Schwerdorffer avait aussi été relaxé devant le tribunal correctionnel de Strasbourg.

Le procès de M. Daval doit s’ouvrir le 16 novembre devant les assises de la Haute-Saône à Vesoul, mais ses avocats ont demandé son report en raison de l’épidémie de Covid-19.

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