PSA se dote d’un accord sur le « bien-être et la motivation » au travail

(AFP)

La direction du constructeur automobile PSA a signé mercredi avec quatre des cinq syndicats représentatifs de l’entreprise un accord sur le « bien-être et la motivation » au travail, qui prévoit entre autres de développer le soutien aux aidants familiaux et d’améliorer les espaces de repos dans les usines.

« Ce n’est pas une déclaration d’intention mais un accord qui nous oblige, qui nous engage », a affirmé Xavier Chéreau, directeur des ressources humaines du groupe, en présentant depuis le site PSA de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) l’accord signé avec FO, la CFE-CGC, la CFTC et la CFDT. « Cela va bien au-delà de l’obligation de négocier sur la qualité de vie au travail, c’est vraiment un accord ambitieux », qui s’inscrit dans une dynamique qui touchera également les autres pays où est implanté le constructeur, a-t-il indiqué.

Avec ses 32 mesures, dont certaines seront précisées par des groupes de travail, cet accord s’appliquera à 47 000 salariés de PSA en France. Il « va mobiliser toutes les catégories de l’entreprise, pas seulement les salariés du tertiaire », a relevé Xavier Chéreau. Olivier Lefebvre, délégué central de FO (premier syndicat chez PSA), a salué « une vraie volonté d’améliorer le cadre sur les sites industriels » à travers des travaux pour moderniser les espaces de vie dans les usines, accompagnée d’« engagements calendaires ».

L’accord élaboré après 18 mois de discussions prévoit aussi d’accroître le recours possible au télétravail, tout en formant l’encadrement à la gestion d’une équipe à distance, et de développer l’expression des salariés, domaine dans lequel l’entreprise a encore « des progrès à faire », a reconnu Xavier Chéreau.

Il comprend également « un dispositif innovant » de soutien aux aidants familiaux, en complément de l’élargissement du don de jours de congés. « Pour la première fois, il y a des mesures qui sortent des frontières de l’entreprise », s’est réjoui Franck Don, de la CFTC (4e), en parlant de « petite révolution ». Selon lui, il ne s’agit « pas d’une vitrine sociale », « on voit réellement l’implication de la direction pour que cet accord soit intégré par l’encadrement ». « La direction a compris qu’un salarié bien dans sa peau est un salarié plus performant », estime-t-il. La CGT (3e), non signataire, y voit au contraire un « accord de façade ». « C’est en complète contradiction avec les suppressions d’emplois, la précarité qui explose, l’empilement des salariés du tertiaire dans les locaux », a dénoncé Jean-Pierre Mercier, interrogé par l’AFP.

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