Procès Daval : la mère d’Alexia à la barre pour « défendre la mémoire de sa fille »

Isabelle Fouillot, la mère d'Alexia Daval, a d'emblée prévenu mercredi devant la Cour d'assises de la Haute-Saône qu'elle entendait "défendre la mémoire de sa fille", appelant Jonathann Daval à être "un homme" et à dire "la vérité".

Isabelle Fouillot, la mère d’Alexia Daval, a d’emblée prévenu mercredi devant la Cour d’assises de la Haute-Saône qu’elle entendait « défendre la mémoire de sa fille », appelant Jonathann Daval à être « un homme » et à dire « la vérité ».

(AFP)

C’était l’un des moments les plus attendus du procès de Jonathann Daval : venus déposer à la barre des assises de la Haute-Saône, le père d’Alexia Daval a demandé d’emblée mercredi « la peine maximale » à l’encontre de son gendre avant que sa femme n’exhorte l’accusé, interrogé en début de soirée, à dire enfin « la vérité » sur le meurtre de leur fille. – mis à jour le 18 novembre à 19h11.

« J’espère tout simplement que la peine maximale soit octroyée », a lancé Jean-Pierre Fouillot, 64 ans, à l’adresse des jurés, alors que l’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. « Notre futur, il est simple, nous avons pris perpétuité. Est-ce que ce sera le cas de Jonathann? C’est vous qui en déciderez », a ajouté le père d’Alexia, qui, avec sa femme, considérait son gendre comme un fils.

Lui succédant à la barre en début d’après-midi, Isabelle Fouillot a mis Jonathann au défi : « J’aimerais que, pour une fois, tu sois un homme dans ta vie et que tu prennes tes responsabilités ». « Tu as tout détruit (…) Je voudrais juste avoir la vérité », l’a-t-elle encore imploré au cours de ces dépositions aux allures de catharsis.

"Dignité"

« Ca, ce sont les paroles d’une personne agressive, qui fait des crises d’hystérie ? » s’est interrogée Mme Fouillot, tandis que son gendre fondait en larmes dans son box vitré. Dans la matinée, la cour d’assises s’était figée dans le silence quand Jean-Pierre Fouillot avait rappelé qu’à l’issue d’une audition de Jonathann Daval durant laquelle son épouse lui avait arraché de nouveaux aveux, il les avait pris dans ses bras. « Je suis sentimental (…) Faut-il le regretter ? » s’est encore interrogé M. Fouillot, confiant avoir glissé à son gendre à l’issue de la reconstitution du meurtre, en juin 2019 : « Sache que je t’aime toujours. »

Mais à présent, « je culpabilise d’avoir eu ces mots (…) Au fil des mois, je me suis rendu compte de la monstruosité des choses », a-t-il conclu, actant la rupture affective. « C’est Alexia, la victime », a martelé sa soeur, Stéphanie Fouillot, pour qui la jeune femme était « désespérément seule ». « Depuis le mariage, il y a eu une fuite en avant de l’accusé », a avancé la jeune femme qui a eu plusieurs échanges tendus avec les avocats de la défense.

"Cauchemar"

Accusé un temps par Jonathann d’avoir tué Alexia, Grégory Gay, l’époux de Stéphanie, a lui évoqué un « cauchemar ». « Ma vie personnelle a été extrêmement perturbée », a-t-il confié à la barre. Cet astrophysicien de 38 ans, qui s’est « réfugié dans le travail » en épluchant le dossier, estime que les traces retrouvées dans le sang d’Alexia résultent d’une prise de médicaments administrée à l’insu de la jeune femme par Jonathann, piste qu’aucun expert n’a confirmée mardi.

 

« Nous ne vous suivons pas dans cette thèse », lui a opposé l’avocat général, Emmanuel Dupic. « Il faut trouver pour vous la façon de vous reconstruire. Ce dossier anime vos jours et vos nuits. » Jonathann Daval, qui avait joué les veufs éplorés pendant trois mois avant d’être arrêté, a livré pas moins de sept versions des faits pendant cette instruction.

 

Il avait avoué le meurtre avant de se rétracter et d’inventer un complot familial, pour finalement reconnaître de nouveau les faits commis selon lui lors d’une dispute conjugale. Cet informaticien de 36 ans, qui a aussi reconnu avoir incendié en partie le corps de son épouse, soutient ne jamais avoir voulu la tuer.

 

L’enjeu est double en ce mercredi pour l’accusé : outre la confrontation avec son ancienne belle-famille, il doit répondre en début de soirée à un interrogatoire qui s’annonce difficile. Qu’en sortira-t-il? Jonathann avait « un mode de fonctionnement basé sur le mensonge », a reconnu l’un de ses avocats, Me Randall Schwerdorffer, bien conscient de la nécessité pour son client « d’être authentique et sincère ».

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