Emmanuel Macron en pré-campagne à Belfort autour du nucléaire

Emmanuel Macron est attendu ce jeudi après-midi à Belfort: son pupitre est prêt.

La visite du président de la République à Belfort s’inscrit dans un moment où un mouvement de protestation semble émerger avec le « convoi des libertés » et au lendemain du ralliement d’Eric Woerth.

(AFP)

La visite du président de la République à Belfort s’inscrit dans un moment où un mouvement de protestation semble émerger avec le « convoi des libertés » et au lendemain du ralliement d’Eric Woerth.

Emmanuel Macron, toujours un peu plus à la fois président et candidat à la présidentielle, occupe ce jeudi le terrain sur les thèmes sensibles du nucléaire et de l’écologie, tandis que ses principaux rivaux continuent de se déchirer. Le président sortant, qui fait figure de favori à deux mois du premier tour et que ses adversaires appellent à sortir du bois, dévoile dans l’après-midi son plan de relance du nucléaire civil et, plus globalement, sa stratégie énergétique pour la France.
A Belfort, il doit annoncer la construction d’une série de nouveaux réacteurs nucléaires EPR de deuxième génération, lui qui insistait il y a quelques années sur la réduction de la part du nucléaire dans l’approvisionnement du pays en énergie. Le nucléaire est l’un des thèmes de la campagne présidentielle de 2022, certains candidats en prônant une sortie plus ou moins rapide (écologistes ou insoumis) tandis que d’autres (notamment à droite et à l’extrême droite mais aussi au parti communiste) sont favorables à cette énergie tout comme, selon les sondages, une majorité de Français.
Le candidat écologiste Yannick Jadot, qui devait tenir un meeting jeudi après-midi à Montpellier en présence de José Bové, a dénoncé un « électoralisme » du président qui, selon lui, « juste avant l’élection présidentielle, essaie de corriger l’aberration d’avoir vendu Alstom à General Electric, dans des conditions absolument inacceptables pour la France ». C’est un « choix obsolète et le choix du fiasco », affirmait-il encore lundi, tandis que l’ONG Greenpeace a fustigé un « objectif électoraliste » d’un « candidat opportuniste ».

"Convois" de la discorde

Le déplacement du président intervient sur fond d’une hausse importante des prix de l’énergie notamment le carburant et l’électricité au moment où le pouvoir d’achat s’affiche comme la principale préoccupation des Français. Il intervient aussi en plein mouvement des « convois de la liberté » pour protester contre le passe vaccinal mais qui se veut aussi plus global avec des revendications concernant le pouvoir d’achat et le coût de l’énergie. Les « convois de la liberté », auxquels se sont joints des « gilets jaunes », doivent « rouler sur Paris » d’ici au week-end, inspirés par les routiers canadiens qui bloquent le centre de la capitale Ottawa.
« Ce convoi des libertés est bien mal nommé quand on cherche à bloquer Paris ou les Français », a déclaré jeudi sur RTL le patron des LREM Christophe Castaner. La candidate du RN, Marine Le Pen, a au contraire dit « comprendre » ce mouvement de colère sans forcément le cautionner, quand d’autres se sont dit « vigilants » craignant les violences lors des manifestations des « gilets jaunes » il y a deux ans.
Pendant ce temps, la défection d’un cacique des Républicains, Eric Woerth,passé dans le camp Macron et inscrit à présent chez les LREM à l’Assemblée nationale, continuait à secouer la campagne de Valérie Pécresse. « Bien sûr que je regrette son choix et, surtout, je ne le comprends pas », a affirmé sur France 2 l’ancien commissaire européen et candidat lors de la primaire des Républicains, Michel Barnier. Quant à la cheffe de l’opposition de droite à Paris, Rachida Dati, qui
avait jugé que la campagne de Mme Pécresse manquait « d’incarnation », elle s’en est vivement pris à Patrick Stefanini, le directeur de campagne de la candidate LR, le qualifiant de « loser« .

François Bayrou se pose en "garant de la démocratie"

Pour sa part, le leader du MoDem, François Bayrou, proche allié de Macron, a annoncé jeudi la création d’un site qui propose aux maires de parrainer les candidats qui n’ont pas obtenu les 500 parrainages nécessaires, à condition qu’ils « atteignent 10% dans les sondages », face à « un risque immense » pour la démocratie selon lui. « C’est une démarche qui consiste à dire : Nous sommes les garants de la démocratie », a expliqué M. Bayrou, parlant d’une « banque de parrainages démocratiques », pour que « les maires se regroupent et se répartissent les signatures nécessaires ».
Les candidats ont jusqu’au 4 mars pour rassembler ces parrainages, date limite fixée par le Conseil constitutionnel. Or, trois des principaux candidats dans les intentions de vote -Jean-Luc Mélenchon (LFI), Marine Le Pen (RN) et Eric Zemmour (Reconquête!)- disent avoir des difficultés à obtenir les 500 signatures.

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