Négociations entre GE et EDF : la « vigilance » est de mise pour les élus belfortains

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Bruno Le Maire, ministre de l’Économie

« Les échanges entre EDF et GE en vue d’une reprise des activités nucléaires de GE Steam Power sont une première étape positive que j’accueille très favorablement. Une telle opération permettrait de conforter la capacité d’EDF à construire l’avenir de notre système énergétique, et répondrait pleinement à notre ambition de reconquête de notre autonomie stratégique. Il revient maintenant aux deux entreprises de parvenir à un accord qui assure le développement de l’outil industriel de Belfort et de ses compétences. ».

Marie-Guite Dufay, présidente socialiste de la Région Bourgogne-Franche-Comté

« Ces négociations étaient très attendues et j’avais pu en obtenir l’engagement auprès du chef de l’État lors de son déplacement au Creusot en décembre dernier. Maintenant il faut connaitre le périmètre exact du rachat de la branche nucléaire de General Electric et le projet industriel qui doit en découler. Cette opération de rachat doit permettre de garantir notre autonomie énergétique mais doit également profiter à Belfort avec à la clé des investissements et de nouvelles commandes. »

Parti communiste français

« EDF et General Electric dévoilent enfin l’existence de tractations engagées en vue du rachat des activités de production de centrales nucléaires actuellement détenues par General Electric, sans pour autant ouvrir la discussion aux organisations syndicales de salariés ni à la représentation nationale. C’est pourtant une industrie stratégique et structurante pour notre pays qui se trouve à veille d’un changement de propriétaire. Son devenir doit être l’objet d’un grand débat public et démocratique, car ce rachat peut et doit être l’opportunité de donner une nouvelle ambition à l’ensemble de la filière industrielle de l’électricité française, alors que certains observateurs annoncent une crise énergétique majeure en Europe. L’augmentation de la part d’électricité dans le mixte énergétique actuellement à l’œuvre, avec le développement des mobilités et du chauffage électriques, nécessite des capacités de production pilotable et décarbonée nouvelles. En dépit des nombreuses restructurations dont elle a été l’objet, la filière industrielle française, assise sur le nucléaire, l’hydraulique, et le gaz, et une recherche de haut niveau, demeure un atout à préserver et à développer. Le réengagement de l’État français, 6 ans après la vente à des intérêts américains, doit être l’occasion d’une réflexion sur la manière de gagner une nouvelle maîtrise publique de l’ensemble de la filière. Il faut sécuriser tout de suite les emplois et fournir un effort sans précédent de formation pour en créer de nouveaux. Le PCF met en débat une série de propositions, parmi lesquelles :

  • la création d’un GIE (Groupement d’intérêt économique) associant les principales entreprises qui constituent cette filière industrielle de production électrique : GE Steam, mais aussi GE Hydro et en particulier la SCOOP constituée par les salariés belfortains suite à la fermeture d’Hydro Belfort, GEEPF, Framatome… Il s’agit de redonner une cohérence à des activités aujourd’hui segmentées et de faire valoir une nouvelle logique de coopération, d’investissement et de développement de projets communs avec la chaîne de sous-traitance.
  • La création d’un pôle public de l’énergie, associant le service public EDF renationalisé, le GIE industriel, une conférence nationale de planification démocratique des besoins en remplacement du comité stratégique de filière, et un bras armé financier reposant sur un pôle public bancaire afin de s’extraire des marchés financiers et de leur logique de profitabilité immédiate. Emplois, formation, cohérence, coopérations, efficacité, leviers de financement, nouveaux droits des salariés, planification démocratique des besoins, voilà les grands sujets que le rachat de Steam à General Electric doit amener dans le débat public. »

Bastien Faudot, Gauche républicaine et socialiste (GRS) de l’Aire urbaine

« L’annonce de négociations entre EDF et GE pour le rachat des activités nucléaires cédées par Alstom au groupe américain est une bonne nouvelle. Si cette discussion pouvait déboucher positivement, une telle perspective permettrait de réparer les erreurs commises en 2015 lorsque François Hollande et Emmanuel Macron avaient laissé filer notre savoir-faire industriel avec le soutien actif du maire de Belfort et de sa famille politique. On ne refait pas l’histoire, mais elle éclaire l’amateurisme et la naïveté avec lesquels nos responsables politiques ont plié face au chantage des États-Unis dans cette affaire. Ce scénario a très largement affaibli notre souveraineté industrielle et énergétique, mais aussi le site de Belfort qui entretemps, a perdu plus d’un millier d’emplois. Le maintien dans le giron national de ces activités, stratégiques pour notre sécurité et notre indépendance, était le scénario le plus pertinent en 2015. Il le reste aujourd’hui. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, à condition de veiller à ce que le périmètre des activités soit suffisamment large et que la solidité de projet industriel soit garanti par l’engagement plein et entier de l’État. »

Damien Meslot, Ian Boucard, Cédric Perrin et Florian Bouquet (Les Républicains)

Les quatre élus sont « satisfaits par l’annonce de l’ouverture de négociation entre EDF et General Electric pour le rachat de ses activités nucléaires. Nous appelions cette opération de nos vœux depuis de long mois et il s’agit aujourd’hui d’un signal positif. Nous restons toutefois attentifs au périmètre des activités concernées par ce rachat. En effet, il doit être suffisamment important pour permettre la pérennité́ des emplois des sites français, notamment celui de Belfort, le maintien du savoir-faire industriel, et la préservation de la souveraineté́ énergétique de notre pays ». Et de poursuivre : « Le seul rachat de l’activité́ de production des turbines Arabelles est insuffisant. C’est l’ensemble de la chaîne de valeur qui doit être protégée, du développement à la mise en service sur site, en intégrant la maintenance, que ce soit pour les turbines, les alternateurs, mais aussi les composants auxiliaires ».

Christophe Grudler, député européen MoDem

L’eurodéputé Christophe Grudler se réjouit de l’annonce faite ce matin par EDF. Il précise que « c’est à la demande du Gouvernement qu’une solution française souveraine a été recherchée pour notre filière d’excellence de fabrication de matériel nucléaire ». L’annonce officielle ce matin par EDF du lancement de négociations avec General Electric pour le rachat de cette division nucléaire « va précisément dans le sens que nous cherchions tous, pour planter à nouveau un drapeau français sur l’activité, protéger et développer les savoir-faire notamment sur les sites de Belfort et de La Courneuve. » « Cette annonce fait écho à la volonté affichée du Président de la République », rappelle le député européen de Belfort. « En effet, le chef de l’État, le Gouvernement et la majorité parlementaire tout entière se mobilisent depuis de longs mois en faveur d’un renforcement de notre filière nucléaire française. Je travaille à leurs côtés dans ce sens ». C’était d’ailleurs l’objet du discours du Président à Creusot en décembre 2020 : « Notre avenir énergétique et écologique passe par le nucléaire ». « Mon souhait est maintenant que les discussions puissent aboutir rapidement dans l’intérêt de la filière nucléaire national, dans l’intérêt du Territoire de Belfort et de tous les autres sites », estime Christophe Grudler « car ce sont des milliers de familles qui sont en attente d’un aboutissement tant à Belfort qu’à La Courneuve ».

 

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