McPhy : la communication de Christophe Grudler fait l’unanimité contre elle

Lundi, le comité Maugis a annoncé soutenir le projet de l’industriel McPhy Energy, à la condition qu’il installe son usine d’électrolyseurs dans le secteur de Belfort-Montbéliard

Lundi, le comité Maugis a annoncé soutenir le projet de l’industriel McPhy Energy, à la condition qu’il installe son usine d’électrolyseurs dans le secteur de Belfort-Montbéliard. Le député européen MoDem Christophe Grudler s’est réjoui de cette nouvelle et a annoncé le montant de cette aide : 10 millions d’euros. Ce qui provoque de fortes vagues dans le microcosme politique, de crainte d’attiser la concurrence avec d’autres territoires.

Lundi, le comité Maugis a annoncé soutenir le projet de l’industriel McPhy Energy, à la condition qu’il installe son usine d’électrolyseurs dans le secteur de Belfort-Montbéliard. Le député européen MoDem Christophe Grudler s’est réjoui de cette nouvelle et a annoncé le montant de cette aide : 10 millions d’euros. Ce qui provoque de fortes vagues dans le microcosme politique, de crainte d’attiser la concurrence avec d’autres territoires. mis à jour le 17 mars à 09h22

« Il faudrait éviter que le désir de communiquer ne devienne préjudiciable à ce que nous souhaitons réaliser. » Guy Maugis, président du comité Maugis, chargé de gérer la pénalité de 50 millions d’euros de General Electric pour non création de 1 000 emplois, n’est pas tendre à l’égard de Christophe Grudler, député européen MoDem. Dans un courrier électronique que Le Trois a pu consulter, Guy Maugis revient sur la divulgation par Christophe Grudler du montant accordé par le fonds Maugis (lire notre article), si l’industriel McPhy Energy s’installe dans le secteur de Belfort-Montbéliard.

Il lui rappelle qu’il avait été convenu que le montant devait rester « confidentiel ». « Je crains que vous n’ayez ainsi ouvert la porte à une surenchère des autres régions en lice, en particulier Rhône-Alpes, regrette l’ancien président-directeur général de Bosch France. J’espère que ceci ne serait pas préjudiciable à la Bourgogne-Franche-Comté. »

Guy Maugis craint que la révélation de ce montant conduise « à des calculs d’apothicaire de la part des demandeurs d’aides, se livrant alors à des règles de trois simplificatrices, au lieu d’évaluer les besoins réels de financement en lien avec leur plan d’affaires ». L’ancien capitaine d’industrie redoute également que l’on crée « une confusion dans les esprits », car le fonds Maugis ne donne pas des aides publiques. Sollicité, Guy Maugis n’a pas souhaité communiquer officiellement sur cet évènement.

« Il pourrait faire perdre un dossier à 500 emplois »

« C’est une attitude irresponsable », a réagi Damien Meslot, président Les Républicains du Grand Belfort. « La communication du montant de l’aide peut avoir un impact considérable sur les négociations, notamment sur le positionnement de nos concurrents », regrette-t-il également. « Non seulement il n’a aucunement participé aux négociations avec l’entreprise, mais il risque de mettre en péril les négociations menées depuis des mois par le Grand Belfort, la Région Bourgogne-Franche-Comté, Tandem et la Sodeb, dans le seul objectif de se mettre en valeur », poursuit Damien Meslot dans son communiqué de presse, lui demandant de ne plus « interférer dans les dossiers économiques que conduit le Grand Belfort ».

« Il pourrait faire perdre un dossier à 500 emplois », tance un proche de Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté ; la présidente de Région n’a, quant à elle, pas communiqué officiellement sur cette affaire.

Sollicité, Christophe Grudler, qui suit des dossiers industriels au Parlement européen, ne souhaite pas réagir. Lors de l’appel, il précisait n’avoir pas reçu ce mail. Il a toutefois glissé « que les industriels ont besoin de voir une union sacrée entre les élus et non pas l’entretien de basses polémiques », regrettant la sortie du président Les Républicains du Grand Belfort, Damien Meslot. Ce lundi soir, il écrivait dans son communiqué de presse qu’il échangeait depuis un an « avec Laurent Carme, directeur général de McPhy, pour les projets de développement de son entreprise ». « Ce soutien d’un fonds privé est un élément dans un ensemble et Christophe Grudler travaille sur l’ensemble du projet, avec tout le monde », commente son entourage. « Cette somme n’est pas un secret et circule déjà largement », ajoute-t-on.

On aperçoit dans ce dossier les enjeux que revêt la communication politique et l’intérêt que lui confèrent les élus. Cette polémique illustre aussi toute la tension qui existe entre Damien Meslot et Christophe Grudler.

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