Madagascar : deux Exincourtois vont construire un avenir aux orphelins des rues

D’après l’Unicef, 82 % des enfants de moins de 18 ans vivent sous le seuil de pauvreté à Madagascar en 2012. C’est pour remédier au fléau de l’extrême pauvreté qui touche les enfants orphelins de l’île que Romain Lagache, ancien pompier volontaire exincourtois, a décidé de créer avec sa femme Séverine, l’association 2 400 sourires en 2019. Rencontre.

Propos recueillis par Sihame Saady

D’après l’Unicef, 82 % des enfants de moins de 18 ans vivent sous le seuil de pauvreté à Madagascar en 2012. C’est pour remédier au fléau de l’extrême pauvreté qui touche les enfants orphelins de l’île que Romain Lagache, ancien pompier volontaire exincourtois, a décidé de créer avec sa femme Séverine, l’association 2 400 sourires en 2019. Rencontre.

Comment vous est venue l’idée de créer l’association des 2 400 sourires et pourquoi avoir choisi Madagascar ?

En 2019, mon épouse et moi sommes allées rendre visite à mes parents à Madagascar. C’est un pays que je connais bien, j’y ai vécu pendant huit ans. Lors d’une sortie au restaurant, on décide de parcourir les rues de la capitale pour découvrir un peu plus la ville. On remarque alors que toutes les allées sont occupées par des enfants orphelins endormis sur des morceaux de cartons. Cette vision a bouleversé mon épouse qui m’a dit : « Romain il faut que l’on fasse quelque chose. » Devant l’urgence de cette réalité frappante, l’idée de créer une association pour venir en aide à ces enfants commence à germer dans notre esprit. Des semaines plus tard, nous rencontrons des ONG sur place pour mesurer l’ampleur de la situation et réfléchir à ce que l’on pouvait faire à notre niveau. De retour en France, notre décision était prise. On décide de créer notre association et de quitter la France un mois et demi plus tard avec nos enfants.

En quoi consiste votre projet associatif ?

La pauvreté est en constante augmentation à Madagascar. Résultat, les enfants orphelins sont les premières victimes. Ils vivent dans la rue, avec des difficultés pour se nourrir. Ils n’ont pas d’accès aux soins et encore moins à l’éducation. Très souvent, ils sont victimes de violences physiques, sexuelles et même de traites d’enfants comme ça a été découvert à Dubaï. Partis de ces nombreux constats, notre objectif n’est pas seulement de leur apporter des ressources alimentaires, mais de les aider à sortir de la rue et à se construire un avenir.

Vous voulez construire un village d’enfants…

Au sein de ce village, on retrouvera une école, des logements pour enfants, ainsi que des infrastructures pour le sport, l’art ou encore des espaces de jeux. C’est très important pour les aider à s’épanouir. Notre capacité d’accueil est limitée à 250 places pour le moment. La priorité concerne les enfants en bas âge. Mais notre objectif à long terme est de construire d’autres villages pour accueillir le plus d’enfants possibles car la rue ne sera jamais leur maison. Chaque logement accueillera 8 à 10 enfants et sera géré par une « mama » d’origine malgache. Le but est de créer un noyau familial pour qu’ils se sentent entourés, encadrés, et qu’ils gardent un lien avec la culture malgache. Notre mission est de leur donner le meilleur pour qu’ils marquent à leurs tours leurs sociétés.

La pandémie a-t-elle eu des conséquences sur votre projet ?

La pandémie de la covid-19 nous a énormément affectés. Elle nous a poussés à retarder d’un an la réalisation de notre projet. Au premier jour du confinement, un partenaire s’est rétracté, nous faisant perdre ainsi la somme de 240 000 euros. Malgré de nombreuses recherches de partenariats, on peine encore à en trouver. C’est dans ce sens que nous recherchons sans relâches des parrains et des marraines pour les enfants orphelins car c’est une ressource primordiale pour le maintien de notre projet. Pour parrainer un enfant, il faut faire un don mensuel d’une vingtaine d’euros qui serviront non seulement à garantir le bon fonctionnement du village, mais également à faire sortir un enfant de la rue (lien ici pour parrainer). Cet engagement a un véritable sens quand il est fait sur le long terme car accompagner un enfant c’est aussi lui donner un avenir meilleur.

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