Législatives : Baptiste Petitjean dans les pas de Jean-Pierre Chevènement

La majorité présidentielle Ensemble ! a investi le candidat chevènementiste Baptiste Petitjean dans la 2nde circonscription du Territoire de Belfort (nord) aux élections législatives des 12 et 19 juin. Le candidat affirme son attachement à Belfort et soutient une vision d’un État fort et stratège. À l’image de Jean-Pierre Chevènement.

La majorité présidentielle Ensemble ! a investi le candidat chevènementiste Baptiste Petitjean dans la 2nde circonscription du Territoire de Belfort (nord) aux élections législatives des 12 et 19 juin. Le candidat affirme son attachement à Belfort et soutient une vision d’un État fort et stratège. À l’image de Jean-Pierre Chevènement.

C’est au cœur du Techn’Hom que Baptiste Petitjean décide de rencontrer la presse pour la première fois ; le membre du nouveau parti de Jean-Pierre Chevènement Refondation républicaine a été investi par la majorité présidentielle le 5 mai (lire notre article). Pour replacer son histoire personnelle au cœur de Belfort et répondre à ses détracteurs, qui l’affublent de l’étiquette de parachuté. C’est notamment Bruno Kern, référent départemental de La République en Marche et qui briguait l’investiture de la majorité à ce scrutin, qui l’avait estampillé de ce vocable ; celui-ci vient d’annoncer qu’il ne se présentait finalement pas (lire notre article). Dans ce temps industriel, Baptiste Petitjean rappelle aussi les dernières annonces d’Emmanuel Macron, le 10 février, sur la relance du secteur nucléaire (lire notre article), qui doit bénéficier fortement à Belfort.

« Je suis viscéralement Belfortain », insiste-t-il, encore et encore. Il raconte la rencontre de ses parents, à Évette-Salbert, ses parties de jeux au marché des Vosges, sa scolarité à l’école Raymond-Aubert, au collège Chateaudun et au lycée Courbet. « Belfort m’a tout donné », confie-t-il.

Réindustrialisation

Baptiste Petitjean veut rassurer sur son implantation locale. Il est attentif aux symboles. Mais il ne s’attarde pas non plus outre mesure sur le sujet, déterminé à présenter sa vision politique. Une vision incarnée par la dynamique « d’un État stratège » et la définition « d’un cap clair », alors que le monde est en plein « bouleversements ». Depuis 2020, il travaille au Haut-Commissariat au plan, où il est chargé des questions liées à l’appareil productif et à l’agriculture. Cet organe a été lancé après le première vague de covid-19, « pour réduire nos vulnérabilité qui nous avaient explosé au visage », rappelle-t-il. Auparavant, il était directeur, pendant 10 ans, de la fondation Res Publica, fondée par Jean-Pierre Chevènement. Un poste qu’on lui avait proposé alors qu’il terminait son cursus à Sciences Po Aix-en-Provence. Au cours de cette période, il a organisé une centaine de colloques et s’est formé auprès de celui que l’on surnomme le Lion de Belfort.

Aujourd’hui, son cap est teinté du chevènementiste. Notamment autour des questions de souveraineté industrielle, alors que la France accuse un déficit commercial de 86 milliards d’euros en 2021. Il y a un besoin de « sécuriser les chaines d’approvisionnement », convient Baptiste Petitjean, rappelant que « l’État peut être un formidable accompagnateur » des entreprises, tout en admettant aussi qu’elles ont vu « les limites » des délocalisations.

Un rapport, cité par le candidat, estime que la combinaison des plans France Relance et France 2030 doit permettre de créer plus de 430 000 emplois industriels en France, à l’horizon 2030. « Belfort peut en profiter », assure-t-il, confiant que la perspective du plein emploi est un horizon accessible et d’autant plus nécessaire que le modèle social repose sur le salariat. « Un travail digne et bien rémunéré, c’est la meilleure réponse aux problématiques du pouvoir d’achat », assure le candidat de 34 ans. Ce plein emploi, c’est la création, selon ses calculs, de 3 000 emplois nets à Belfort. Pour faciliter ce retour de l’activité industrielle, il veut notamment encourager le raccourcissement des délais d’implantation des entreprises, de l’ordre de 18 mois actuellement.

« Stabilité »

Cette base productive doit servir de socle républicain, reprenant là aussi une idée forte de Jean-Pierre Chevènement. Un nouveau pacte social qui doit permettre de gouverner « dans la stabilité », assure-t-il.

L’autre sujet mis en avant est celui de la santé. Au 30 septembre 2021, il y avait 104 médecins généralistes dans le département. 30 % ont plus de 60 ans. Il y a également 137 spécialistes, dont 40 % ont plus de 60 ans et 15 % plus de 65 ans énumère le candidat, très documenté. La situation est préoccupante. La désertification médicale est en cours. Il faut renouveler les professionnels de santé assure Baptiste Petitjean. « Gouverner c’est prévoir », scande-t-il alors, reprenant une maxime attribuée à l’homme de presse Émile de Girardin.

S’il présente une vision, il a aussi quelques amabilités envers ses adversaires. Il reproche au Rassemblement national de cultiver le désespoir et d’attiser la haine. Il pointe du doigt les déséquilibres de la coalition de gauche Nupes et se demande comment les candidats locaux vont se positionner sur la question nucléaire, qui doit justement amener de l’emploi à Belfort insiste-t-il. « J’ai envie de mettre ma jeunesse, toute mon énergie et ma force de travail au service de ce territoire, termine Baptiste Petitjean, avant de glisser : J’avais 14 ans quand Michel Zumkeller a été élu [pour la première fois en 2002]. »

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