Le triathlon de Belfort montre la voie de la mixité

Le triathlon de Belfort 2019 se tient ce week-end à la presqu’île du Malsaucy. Un événement très engagé en faveur de la mixité des athlètes. Retour sur les principaux chiffres qui façonnent ce rendez-vous dont le Malsaucy et les pentes du ballon d’Alsace font la renommée.

Le triathlon de Belfort 2019 se tient ce week-end à la presqu’île du Malsaucy. Un événement très engagé en faveur de la mixité des athlètes. Retour sur les principaux chiffres qui façonnent ce rendez-vous dont le Malsaucy et les pentes du ballon d’Alsace font la renommée.

2 400

Le nombre d’athlètes inscrits pour cette édition 2019. « C’est dans le top 10 des triathlons français », se réjouit Philippe Lang, président de Territoire de Sports, l’association qui porte l’organisation du triathlon de Belfort. On estime entre 17 et 20 %, la part de femmes prenant le départ des différentes épreuves. Elles ne sont que 10 % au départ de l’épreuve longue distance (1,9 km de natation, 90 km de vélo et 21 km de course à pied), 25 % au départ de la courte distance (1,5 km de natation, 40 km de vélo et 21 km de course à pied). Cette part atteint entre 40 et 50 % dans les trois courses dédiées aux enfants, âgés de 6 à 15 ans.

4 000

Comme le nombre de participants qu’aimeraient atteindre les organisateurs du triathlon de Belfort dans les années à venir. L’attention portée à la mixité et l’encouragement à faire venir des participantes doivent contribuer à cette augmentation.

7

Comme le nombre d’épreuves prévues ce week-end. Samedi est programmée l’épreuve longue distance, la Triath’Lionne, les trois courses Kids et le Burn’N’Run, un swimRun by night où les participants réalisent, à tour de rôle, 5 portions de courses et 4 portions de natation, sur 12 km. Sur cette dernière épreuve, les participants nagent avec leurs baskets et chaque binôme est relié par une longe de trois mètres. « C’est une première en France que cela se fasse de nuit », relève Philippe Lang, satisfait de toujours innover dans cet univers. Le départ de cette course est donné à 20 h 30 sur la plage du Malsaucy. 80 équipes sont attendues sur la ligne de départ.

14

Comme le nombre de nationalités référencées chez les participants du triathlon de Belfort. Il y a des Tunisiens, des Canadiens, mais surtout des Belges, des Allemands, des Italiens, des Anglais et des Suisses. L’épreuve belfortaine profite de l’effet Tour de France, qui vient régulièrement sur les pentes du ballon d’Alsace et de la Planche des Belles-Filles depuis 2012 (Haute-Saône).

400

À l’année, 10 bénévoles contribuent à l’organisation de l’événement. À l’approche de l’échéance, ils sont 25 à œuvrer. Puis, ce sont 400 bénévoles par jour qui interviennent le week-end de la compétition. Le président enregistre déjà plus de 500 heures de montage pour installer ce stade éphémère.

700

Comme le nombre d’athlètes qui prennent le départ de l’épreuve de longue distance, ce samedi à 9 h. Le parcours les conduira sur les pentes du ballon d’Alsace, grimpé depuis Sewen, dans le Haut-Rhin.

100 %

Comme la part de femmes prenant le départ de la Triath’Lionne, une course réservée aux femmes. Le triathlon est engagé dans la voie de la mixité (lire par ailleurs). La mise en place de cette course, en 2018, a généré de nombreux débats, car le triathlon est par essence un sport mix où hommes et femmes prennent conjointement le départ de l’épreuve. Paradoxalement, cela pouvait représenter un frein, car l’environnement n’était pas assez « sécurisé ». Une course 100 % féminine permet à certaines participantes de se tester avant de se jeter dans le grand bain, à d’autres de revenir tranquillement à la compétition (après une longue période d’arrêt par exemple). Les 40 participantes de l’édition 2018 ont demandé au président de Territoire de Sports de réitérer l’opération cette année. La volonté est d’augmenter la part de femmes au départ des épreuves longue distance.

200 000 

En euros, le montant avoisinant du budget du triathlon de Belfort. Il oscille plus exactement, selon les années, entre 180 et 200 000 euros. « C’est trop peu pour un tel événement », remarque le président de l’association Territoire de Sports. L’autofinancement (notamment les coûts d’inscription) représente près de 50 % du budget.

  • La rédaction remercie chaleureusement le photographe Thierry Sourbier (OnlineTri.com) pour nous avoir gracieusement autorisé à publier l’un de ses clichés de l’édition 2018 de la Triath’Lionne

Un partenariat avec l’association Mixité & Performance

Le triathlon de Belfort a tissé un partenariat avec l’association dijonnaise Mixité et Performance, créée en 2017, qui promeut la mixité comme facteur de performance, dans tous les domaines et notamment dans le sport. Une association dont les valeurs reposent sur le dynamisme, l’intelligence collective et la bienveillance insiste la présidente Agnès Fanjaud. Cette association labellise, d’une certaine manière, le triathlon de Belfort. Deux épreuves sont nées de ce partenariat : la Triath’Lionne (100 mètres de natation, 5 km de vélo et 1 km de course à pied) et le DuoMixte (300 mètres de natation, 25 km de vélo et 5 km de course à pied). La première nommée accueille cette année 70 participantes, contre 40 l’an passé. La seconde attend 45 couples contre 11 l’an passé. « Plusieurs participants hommes ont transformé leur inscription car leur femme voulait aussi participer. Ils se sont donc inscrits au DuoMixte », confie Roxane Nonotte, directrice administrative de Territoire de Sports. Ces données montrent l’engouement autour de la pratique féminine et de la prise en compte de la mixité. « Et nous sommes peu d’événements à avoir des actions précises », constate Philippe Lang. Agnès Fanjaud, ancienne présidente de la ligue franc-comtoise de triathlon, veut « libérer des préjugés sexistes » et encourager une prise de conscience. Et de glisser quelques chiffres : + 13 % de croissance interne quand la mixité est présente et + 23 % de marge brute.

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