Le président d’un refuge agressé après la mutilation de ses animaux

La gendarmerie diffuse ces recommandations à l'intention des propriétaires de chevaux.

Dans la nuit de lundi à mardi, le président du Ranch de l’espoir, un refuge situé dans l’Yonne a été réveillé par les cris d’animaux. Il a surpris deux individus. L’un deux l’a blessé au bras d’un coup de serpette.

(AFP)

Dans la nuit de lundi à mardi, le président du Ranch de l’espoir, un refuge situé dans l’Yonne a été réveillé par les cris d’animaux. Il a surpris deux individus. L’un deux l’a blessé au bras d’un coup de serpette.

Une enquête a été ouverte après l’agression du président d’un refuge par des individus qui venaient de mutiler un de ses chevaux et deux poneys dans l’Yonne, a indiqué mercredi le parquet, tandis que ce type d’attaques se multiplient en France. Le portrait-robot d’un des deux agresseurs, âgés entre 40 et 50 ans, devait être diffusé ce mercredi à la presse et « d’importants moyens de gendarmerie » ont été mobilisés, a indiqué à l’AFP le procureur de la République d’Auxerre, Hugues de Phily.
Vers minuit, dans la nuit de lundi à mardi, Nicolas Demajean, président du Ranch de l’espoir, un refuge situé à Villefranche-Saint-Phal (Yonne), a été réveillé par des cris d’animaux avant de remarquer la présence de deux intrus dont il s’est rapidement rapproché, a-t-il raconté à l’AFP.
L’un d’eux lui a alors entaillé l’avant-bras gauche avec une serpette, avant que les agresseurs prennent la fuite. « J’ai pu établir un portrait-robot », a ajouté le président, qui assure avoir vu son agresseur « à 100% ».
Deux poneys ont été lacérés à l’arme blanche, l’un sur 50 cm, l’autre sur 25 cm, ainsi qu’un cheval de selle, avec une balafre de 20 cm, a précisé M. Demajean, qui a dû être hospitalisé, victime d’une incapacité totale de travail de quatre jours. « Il n’y a pas de mots. C’est de la barbarie, de la cruauté. Et un acte gratuit, car ces animaux ne peuvent se défendre », a-t-il déclaré, encore très choqué.
L’affaire fait écho à l’étrange série de morts violentes de chevaux mutilés dans plusieurs départements du territoire ces derniers mois, mais pour l’heure le parquet ne dispose « d’aucun élément permettant de faire le lien » avec les cas survenus ces dernières semaines, a déclaré le procureur.
L’enquête a été confiée à la brigade de recherches d’Auxerre.

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