Le marché automobile français s’effondre en avril

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L’effondrement du marché automobile en France, lié au confinement, n’est pas une surpise. La question était de savoir dans quelle proportion : les immatriculations ont chuté de 88,8%. Pour le sochalien PSA, c’est – 84,3%

 

(AFP)

L’effondrement du marché automobile en France, lié au confinement, n’est pas une surpise. La question était de savoir dans quelle proportion : les immatriculations ont chuté de 88,8%. Pour le sochalien PSA, c’est – 84,3%

Le marché automobile français a subi un nouveau choc en avril, reculant de 88,8%, victime de l’épidémie de coronavirus et des mesures de confinement de la population, qui ont mis le commerce automobile à l’arrêt sur tout le mois, selon les données publiées vendredi par les constructeurs.
Dans ce contexte hors norme, les groupes français ont été affectés, comme l’ensemble du marché. PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) a vu ses immatriculations de voitures particulières neuves s’effondrer (-84,3%), tout comme le groupe Renault (-83,8%), avec Dacia et Alpine, d’après les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

L’instance table, comme au mois de mars, sur une baisse de 20% du marché sur l’année, à la condition d’un plan de relance conséquent. Depuis le 17 mars, la France est sous confinement et tous les commerces non essentiels, dont les concessions automobiles, sont fermés, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19.

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La baisse annuelle du marché automobile est estimée à -20%, mais dépend de l'ampleur du plan de relance attendu.

L'espoir d'un plan de relance d'envergure

La crise sanitaire avait déjà entraîné en mars une chute de 72% des immatriculations automobiles, installant dans une crise historique l’ensemble du secteur, lequel attend de pied ferme un plan de relance du gouvernement.
« Ça va être le plan de relance qui va déterminer l’état du marché sur l’année », a commenté François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), joint au téléphone par l’AFP.
« On était parti sur un marché à -20%. La condition, c’est vraiment le plan de relance et il y a beaucoup d’inconnues », a-t-il insisté, évoquant notamment la santé financière des concessionnaires, mise à mal par des semaines de fermeture, même si un léger frémissement s’est produit dans la dernière semaine d’avril.
« Il y a eu des livraisons, des immatriculations qui ont été faites, surtout de la part du groupe Renault et du groupe PSA, pour du personnel médical, des forces publiques. Et puis quelques livraisons à domicile pour des particuliers qui avaient commandé et payé leurs véhicules« , a précisé M. Roudier.

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