Le fabricant de La Vache qui rit se lance dans le fromage sans lait

Le fabricant de La Vache qui rit se lance dans le fromage sans lait

Le groupe Bel, fabricant des fromages en portion La Vache qui rit, Kiri, Babybel et Boursin, entend « rééquilibrer » son portefeuille en développant des propositions sans lait, moins émettrices de gaz à effet de serre, a-t-il annoncé mardi.

(AFP)

Le groupe Bel, fabricant des fromages en portion La Vache qui rit, Kiri, Babybel et Boursin, entend « rééquilibrer » son portefeuille en développant des propositions sans lait, moins émettrices de gaz à effet de serre, a-t-il annoncé mardi.

« On sait que les protéines animales sont gourmandes en termes de CO2 » alors « on végétalise nos gammes », a déclaré à l’AFP le PDG Antoine Fiévet, en marge d’une conférence de presse. Un Boursin 100 % végétal – à base de matières grasses issues de la noix de coco et du colza – sera vendu à compter de la fin du mois aux États-Unis sur la plateforme Amazon Fresh, avant d’être étendu au reste des distributeurs américains, a rapporté Cécile Béliot, directrice générale adjointe du groupe. Une date de commercialisation n’est pas arrêtée pour la France.

Par ailleurs, « un projet de Mini Babybel Végétal devrait voir le jour l’année prochaine aux États-Unis ». Bel prépare aussi « le lancement d’une nouvelle marque internationale dédiée 100 % végétale à venir dans les prochains mois ». Bel ne compte pas pour autant réduire sa collecte de lait (plus de 2 600 producteurs dans le monde, 2 milliards de litres par an), a-t-il assuré. Pour M. Fiévet, il ne s’agit pas d’opposer les produits laitiers à ceux d’origine végétale mais de « construire le meilleur des deux mondes » au moment où les consommateurs sont appelés à « réduire la part de l’animal au profit du végétal » pour des raisons nutritionnelles et de protection de la planète.

Le groupe, qui a généré 3,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2019, cherche à « rééquilibrer » son offre, avec « à terme » 50 % de produits laitiers et 50 % de produits d’origine végétale, a-t-il indiqué. La répartition actuelle de ces activités n’a pas été communiquée à l’AFP par l’entreprise, qui se dit « seulement au début de (son) chemin sur le végétal ». « L’ambition du groupe est de proposer une offre végétale pour chacune de ses marques coeur », est-il résumé dans un communiqué.

Depuis sa fondation en 1865 dans le Jura, l’entreprise est devenue un acteur majeur de la transformation laitière, distribué dans plus de 120 pays. Le groupe s’est diversifié depuis l’acquisition en 2016 du spécialiste des compotes Mont Blanc Materne (MOM: marques Pom’Potes, GoGo squeeZ, Materne et Mont Blanc).

Ceci vous intéressera aussi
Héricourt : au centre Bretegnier, une plateforme novatrice pour réapprendre l’équilibre

La fondation Arc-en-Ciel vient d’investir dans son centre de médecine physique et de réadaptation Bretegnier, situé à Héricourt. Elle y Lire l’article

Boncourt : 118 Français concernés par la fermeture de British American Tobacco

Le cigarettier British American Tobacco (BAT) a annoncé fin octobre son intention de fermer son usine de Boncourt, en République Lire l’article

Belfort : la prime de la discorde au comité inter-entreprises des Trois-Chênes

Un mouvement de grève a été engagé au CIE des Trois-Chênes, qui gère les œuvres sociales des salariés de General Lire l’article

Le Belfortain Olivier Nasti élu chef de l’année de Gault et Millau

Olivier Nasti, chef du Chambard, en Alsace, a été élu cuisinier de l'année du guide gastronomique Gault et Millau, tandis Lire l’article

Défilement vers le haut Aller au contenu principal