La viabilité hivernale en chiffres dans le Territoire de Belfort

Jusqu’au 16 mars 2020, le conseil départemental assure l’organisation et la réalisation des opérations permettant de rouler sur le réseau routier départemental. Ce que l’on appelle la viabilité hivernale. Retour en chiffres sur un dispositif impressionnant.

Jusqu’au 16 mars 2020, le conseil départemental assure l’organisation et la réalisation des opérations permettant de rouler sur le réseau routier départemental. Ce que l’on appelle la viabilité hivernale. Retour en chiffres sur un dispositif impressionnant.

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Comme le nombre de semaines – du 11 novembre au 16 mars – pendant lesquelles le dispositif de viabilité hivernale est activé. 66 agents sont mobilisés en astreinte pour répondre aux éventuels besoins : salage ; déneigement. Le jour, ils sont 21 d’astreinte et 17 la nuit. Il existe quatre centres d’exploitation routiers dans le département : Belfort, 118 km (3 circuits) ; Delle, 155 km (4 circuits) ; Giromagny, 124 km (3 circuits de plaine et 1 circuit « ballon d’Alsace ») ; et Rougemont-Fontaine, 138 km (3 circuits).

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Le nombre de kilomètres du réseau routier départemental, dans le Territoire de Belfort. Le conseil départemental, depuis 2007, assure directement l’organisation et la réalisation des opérations de viabilité hivernale, sur son réseau. Le Département « doit assurer la viabilité́ hivernale sur l’ensemble des routes départementales hors de la traversée des communes (hors agglomération) », précise le dossier de presse. Chaque commune assure cette viabilité sur son réseau et dans les routes de la zone agglomérée. Le dispositif repose sur un réseau prioritaire, de 278 km, déneigé en priorité. Un réseau secondaire, de 242 km et moins fréquenté, est déneigé dans un second temps. « Seuls 15 km de routes sont traités en différé́ car très peu fréquentés », avertit le Département.

1,6

En million d’euros, le budget de ce dispositif permettant de garantir l’utilisation des routes. Cette année, une nouvelle fraise, pour le ballon d’Alsace, a été achetée : 172 000 euros pour le tracteur et 68 000 euros pour l’outil fraise (photo ci-dessus). Deux nouveaux poids lourds ont aussi été acquis, trois saleuses et deux lames, pour un montant s’élevant à 367 000 euros.

1 650

En tonnes, la consommation de sel pour l’hiver dernier, contre 1 800 pour celui d’avant. Pour un hiver moyen, il y a quelques années, on utilisait 3 500 tonnes de sel. Mais depuis, les hivers sont plus cléments et la consommation de sel est inférieure à 2 000 tonnes. Chaque centre d’exploitation dispose d’un abri à sel couvert, d’une capacité de 600 à 800 tonnes. Il faut ajouter 176 tonnes de gravillons, l’an dernier, pour la montée du ballon d’Alsace (R.D. 59, R.D. 465 et R.D. 466), qui bénéficie d’un traitement spécifique. L’utilisation du sel y est interdite à cause de la protection des captages d’eau potable de Malvaux. « La chaussée est seulement raclée et gravillonnée », informe le Département. Depuis 2013, le Département fabrique également sa propre saumure à Bavilliers. Une bouillie de sel permettant de faciliter l’action du sel par grand froid. L’hiver dernier, 150 m3 ont été épandus.

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Le nombre de communes du département participant au groupement de commandes pour acheter du sel. Le tarif a baissé de 35 % à la suite du renouvellement du marché départemental en 2016 : 85 euros la tonne en 2015-2016 contre 55 euros la tonne pour l’hiver 2016-2017.

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Les conditions climatiques ont nécessité des interventions sur les routes du ballon d’Alsace pendant 69 jours l’hiver dernier, contre 65 l’hiver précédent. Pour les autres circuits de plaine, on repère les interventions suivantes : 21 jours au CER de Belfort (27 en 2017/2018) ; 26 jours au CER de Delle (27 en 2017/2018) ; 20 jours au CER de Rougemont/Fontaine (36 en 2017/2018) ; 31 jours au CER de Giromagny (37 jours en 2017/2018).

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