La présence du loup se renforce dans le Doubs en 2022

Attaque d’un loup : tirs de défense autorisés en Haute-Saône
L’année 2022 a été marquée par une forte présence des loups, notamment dans le haut Doubs. Et par des attaques plus nombreuses sur les troupeaux de bovins. Des expérimentations sont en train d’être mises en place pour 2023 pour éloigner la présence lupine des troupeaux. Retour en chiffres.
Les loups se sont particulièrement rapprochés des troupeaux de bovins, cette année. | ©Pixabay
L’année 2022 a été marquée par une forte présence des loups, notamment dans le haut Doubs. Et par des attaques plus nombreuses sur les troupeaux de bovins. Des expérimentations sont en train d’être mises en place pour 2023 pour éloigner la présence lupine des troupeaux. Retour en chiffres.

29 attaques en 2022

« En 2022, la prédation lupine s’est fortement développée dans le Haut-Doubs et s’est spécialisée sur les troupeaux bovins », écrit la préfecture du Doubs, qui dresse dans un communiqué un bilan de l’année 2022, comparativement à l’année 2021. Elle détaille qu’en 2021, six attaques avaient été recensées sur des troupeaux d’ovins pour lesquels la responsabilité du loup n’était pas exclue. En 2022, seule une attaque de loup a été recensée sur troupeaux ovins. En revanche, vingt-huit attaques ont été recensées concernant des troupeaux de bovins. « À cela se sont ajoutées des attaques sur les bovins dans les départements du Jura et dans le canton du Vaud », en Suisse voisine, est-il précisé.

25 autorisations de tirs de défense

Au total, dans le Doubs, ce sont vingt-cinq bovins tués, vingt-neuf blessés, et un ovin aussi blessé. « Certains élevages ont connu deux attaques cette année, souvent à quelques jours de décalage », pointe la préfecture, qualifiant la situation « d’inédite ». Cela a conduit le préfet du Doubs, Jean-François Colombet, à « prendre des mesures réactives en vue de la protection d’ovins et de bovins.» En 2022, il a donc délivré vingt-cinq autorisations de tirs de défense simple pour protéger les troupeaux. Et deux éleveurs ont pu accompagner cela de dispositifs physiques, comme des clôtures électrifiées, pour protéger les troupeaux. 

96 mobilisations de lieutenants et chasseurs

Les lieutenants de louveterie, accompagnés parfois de chasseurs, ont conduit quatre-vingt seize interventions qui ont permis une présence humaine dissuasive sur les pâturages dans les jours suivant les attaques. « Ces opérations ne pouvaient amener à des tirs qu’en cas d’attaque de loups envers le troupeau protégé », détaille la préfecture. Au total, cinq tirs ont été effectués. 

2 loups tués

Une louve a été tuée par tir de prélèvement sur le territoire de la commune de Longevilles-Mont-d’Or, le 20 septembre, et un loup à Frasne, le 26 octobre. « Ces loups font l’objet d’analysess, génétique afin d’identifier leurs origines et améliorer le suivi des meutes », est-il expliqué. La louve était la membre « alpha » de sa meute, apprend-on. 

2023 : année d’expérimentation pour empêcher les attaques

Face à l’augmentation du nombre de prédations d’origine lupine dans le département du Doubs, le préfet coordonnateur d’un plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage a autorisé la mise en place d’une expérimentation de tir de défense contigu en 2023. Un protocole doit être établi en collaboration avec les associations de protection de la nature et des représentants agricoles. 

Plusieurs autres pistes sont à l’étude pour 2023, comme le développement d’opérations d’effarouchement « qui sera permis grâce aux formations au permis de chasse des éleveurs ». Ainsi que la mise en place, en plus grand nombre, de chiens de protection de troupeau. « Trois éleveurs bovins du Doubs ont été retenus pour bénéficier d’aides à l’acquisition de chiens de protection et d’accompagnement pour l’intégration d’un chien dans le troupeau », explique la préfecture. D’autres éleveurs ont aussi manifesté leur intérêt depuis. Enfin, sur proposition de la présidente du conseil régional et avec le soutien de l’État qui participera à son financement, un poste a été créé à l’agence régionale de biodiversité, afin d’expérimenter les dispositifs de protection des bovins et transférer des connaissances vers le monde de l’élevage.

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