La population de loups continue à progresser en France

La population de loups continue à progresser en France

La population de loups continue à progresser en France, mais plus lentement informe l’office français de la biodiversité. C’est une espèce protégée en France et en Europe. Elle n’est présente en meute que dans le Jura et les Alpes.

(AFP)

La population de loups continue à progresser en France, mais plus lentement informe l’office français de la biodiversité (OFB). C’est une espèce protégée en France et en Europe. Elle n’est présente en meute que dans le Jura et les Alpes. Des syndicats d’éleveurs dénoncent toujours les attaques et des retards de paiement pour le financement par l’État de moyen de protection.

La population de loups gris en France est estimée à 580 loups adultes, contre 530 un an plus tôt, mais le rythme de progression de cette espèce menacée a ralenti comparé à 2019. « L’estimation des effectifs est à 580 au sortir de l’hiver », a indiqué l’office français de la biodiversité (OFB) à l’AFP. Mais « la dynamique de progression de la population ralentit » avec « un taux de survie qui baisse », les raisons devant encore être étudiées.

Il y a un an, la population adulte avait progressé de 100 individus, passant le cap des 500. Le plan loup adopté en 2018 prévoyait que ce seuil ne serait atteint qu’en 2023. Il correspond à l’aptitude d’une population à moyen terme (100 ans) « à résister au risque d’extinction ».

« Il n’y a toujours pas de meutes constituées en dehors des Alpes et du Jura« , même si le loup peut être présent de façon permanente dans d’autres régions et que des individus solitaires ont pu être observés jusqu’au Centre ou en Normandie, selon l’OFB.

Ces carnivores, éradiqués par l’homme dans les années 1930 et revenus naturellement par l’Italie dans les années 1990, se concentrent dans les Alpes, le Sud-Est et l’Est.

Le loup présent en meute dans le Jura

La présence de plus en plus importante du prédateur est combattue par les éleveurs qui dénoncent les attaques contre leurs troupeaux. Dans un communiqué commun, huit fédérations agricoles et d’éleveurs, dont la FNSEA, critiquent des « attaques à répétition (…) les retards de paiements observés pour le financement des moyens de protection et les indemnisations des dommages ».

En 2019, 3 742 attaques ont eu lieu contre 12 451 animaux, en majorité des ovins, selon les chiffres officiels. Plus de 7,4 millions d’ovins sont présents en France, avec plus de 21 000 éleveurs ovins professionnels, selon la fédération nationale ovine (FNO).

L’État finance des dispositifs de protection dans les zones de prédation (parcs électrifiés, chiens, gardiennage par des bergers). Bien que le loup gris soit une espèce protégée en France et en Europe, un quota est fixé chaque année autorisant à en tuer. Ce quota est actuellement de 17 à 19 % de la population estimée. En 2019, une centaine de loups ont été prélevés.

La FNSEA, les Jeunes agriculteurs ou encore la FNO demandent « le droit de n’avoir aucun plafond de prélèvement » ou encore « le droit d’avoir zéro attaque sur son troupeau ». Les défenseurs du loup estiment en revanche que ces prélèvements ou d’autres mesures d’effarouchement n’ont pas fait leurs preuves pour réduire les attaques contre les troupeaux. Le loup peut être victime de braconnage ou d’accidents de la route.

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