L’intersyndicale d’Alstom France se prononce contre la fusion avec Siemens

La CFDT, la CFE-CGC, la CGT et Force ouvrière « sont toutes fermement opposées au projet de filialisation d’Alstom dans Siemens.

L’intersyndicale d’Alstom France s’est prononcée « fermement » contre la fusion du constructeur ferroviaire français avec le groupe allemand Siemens, émettant « d’ores et déjà un avis défavorable » sur ce projet, selon un tract diffusé aujourd’hui mardi. La CFDT, la CFE-CGC, la CGT et Force ouvrière « sont toutes fermement opposées au projet de filialisation d’Alstom dans Siemens tel qu’il est présenté à ce jour: à savoir un projet uniquement politique et financier, sans aucune stratégie industrielle ».

L’avis de l’intersyndicale, qui est consultatif, sera communiqué officiellement lors d’un prochain comité central d’entreprise extraordinaire d’Alstom France, dont la date n’est pas encore fixée, ont indiqué Philippe Pillot (FO) et Claude Mandart (CFE-CGC). L’intersyndicale considère qu’il n’y pas « urgence » à fusionner car Alstom est « financièrement très solide« , avec des « perspectives excellentes« , et n’est « techniquement pas prête pour ce rapprochement », notamment à cause de la
vente de son pôle énergie à l’américain General Electric en 2014.
Les syndicats jugent aussi ce projet « à haut risque, économiquement, industriellement et socialement ». « Dans 4 ans, une fois la période de pseudo-garantie d’emploi (en France, ndlr) passée, un nouveau démembrement du groupe est fortement envisageable », craignent-ils.

L’intersyndicale dénonce également « la condescendance actuellement affichée par les dirigeants de Siemens » envers le comité de groupe européen d’Alstom, y voyant « un très mauvais signal adressé aux salariés d’Alstom sur la manière dont ils seront traités demain, si le projet est mené à son terme ». À la mi-janvier, ce comité avait retardé son avis sur le projet, dans l’attente notamment de précisions sur la stratégie. Le comité, alors suspendu jusqu’au 31 janvier, ne reprendra finalement que le 8 février, ont précisé MM. Pillot et Mandart. Un nouveau report n’est pas exclu.

Annoncée en septembre, la fusion d’Alstom avec les activités mobilité de Siemens doit donner naissance au numéro deux mondial du matériel ferroviaire roulant et au numéro un de la signalisation ferroviaire, dans un contexte de forte concurrence chinoise. L’assemblée générale des actionnaires d’Alstom doit approuver la fusion en juillet. Siemens va apporter ses activités ferroviaires et signalisation à Alstom, en échange de la moitié du capital du groupe français, dont il pourra dépasser les 50,5% après 4 ans. Il sera majoritaire au conseil d’administration. Alstom, qui fabrique notamment le TGV ou des rames de métro, emploie 32 800 salariés, dont 9000 en France.

(AFP)

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