GE : une centaine de salariés accompagne la sortie de la turbine

L’intersyndicale de l’entité turbines à gaz a profité de la sortie d’une turbine 9HA, le fleuron belfortain, pour montrer son savoir-faire et ses méthodes dans le conflit social. Sans grève.

L’intersyndicale de l’entité turbines à gaz a profité de la sortie d’une turbine 9HA, le fleuron belfortain, pour montrer son savoir-faire et ses méthodes dans le conflit social. Sans grève.

Une centaine de salariés de General Electric à Belfort ont accompagné ce mardi matin la sortie d’une turbine à gaz 9HA du site de Belfort, depuis la porte des Trois-Chênes. « Montrons notre savoir-faire et notre fierté de produire des turbines à gaz à Belfort », interpelle l’intersyndicale de l’entité turbines à gaz dans son tract de mobilisation, distribué lundi après-midi. Près d’une centaine de personnes a accompagné la turbine sur une centaine de mètres, depuis la porte des 3-Chênes, à Belfort.

« Nous voulions montrer que l’on ne bloquait pas la turbine, contrairement à ce que dit la direction mondiale », glisse Karine François, élue syndicale Sud Industrie. Et l’intersyndicale l’a d’autant mieux montré que le client asiatique de la turbine était présent ce mardi matin. Il y a plusieurs semaines, Matthias Schweinfest, responsable projets en Europe, des turbines à gaz, avait déclaré dans un courrier à un client que les retards de production étaient consécutifs aux mouvements sociaux à Belfort. 

« Seule la désorganisation liée aux délocalisations d’activités hors de Belfort génère des centaines de jours de retard dans le programme de livraison », a répondu l’intersyndicale, qui rappelle que les pénalités de retard oscillent entre 100 000 et 300 000 euros par jour. Depuis le début du conflit, aucune journée de grève n’a été décrétée par les salariés.

La CGT mercredi

Les représentants syndicaux présents ont apprécié la mobilisation. « Elle est satisfaisante, car nous n’avons prévenu les salariés qu’hier après-midi (lundi, NDLR) », constate Karine François. Un autre mouvement est prévu ce mercredi 18 septembre, à l’initiative uniquement de la CGT, qui organise des rassemblements à Bourogne et Belfort, entre 10 h et 14 h. Plusieurs figures de la CGT seront présentes : Marie-Claire Cailletaud, porte-parole mine et énergie à la CGT ; Bernard Devert, membre du bureau de la fédération de la métallurgie à la CGT ; et Frédéric Sanchez, secrétaire général de la fédération des travailleurs de la métallurgie, à la CGT.  

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