Flavia Coelho : « Je suis le summum de la diversité ! »

Le Festival international de musique universitaire revient ! Du 9 au 12 septembre, il va de nouveau rythmer les rues de Belfort. Il rayonnera grâce au sourire de son iconique marraine, la Brésilienne Flavia Coehlo, figure incontournable de la diversité. À quelques heures des trois coups de cette 34e édition, elle se confie au Trois.

Le Festival international de musique universitaire (Fimu) revient, après 27 mois d’attente ! Du 9 au 12 septembre, il va de nouveau rythmer les rues de Belfort. Il rayonnera grâce au sourire de son iconique marraine, la Brésilienne Flavia Coelho, figure incontournable de la diversité. À quelques heures des trois coups de cette 34e édition, elle se confie.

Quelle est la diversité de Flavia Coelho ?

Je suis le summum de la diversité (rire). Je suis née d’un papa noir, d’une maman blanche. Je suis née à Rio de Janeiro, au Brésil ; j’ai grandi dans le Nordeste. J’ai passé 26 ans dans mon pays à chanter dans des styles divers et variés. Rien qu’au Brésil, la culture est vraiment immense. Et ensuite, quand je suis venue vivre en Europe, j’ai fait la rencontre de l’Orient, de l’Afrique. J’ai transformé ma musique là-dedans. Quand le Fimu m’a appelée, qu’ils m’ont expliqué qu’il y avait tout ça, j’ai dit oui tout de suite.

Dans vos chansons, vous vous êtes souvent engagée contre l’homophobie, le racisme… Est-ce important qu’un artiste se saisisse de ces combats ?

Je pense qu’il doit le faire quand il pense qu’il peut le faire. Tous les artistes ne sont pas obligés de le faire. Je milite pour des choses qui me tiennent à cœur. Dans mon dernier album, DNA (sorti en 2019, NDLR), j’ai changé complètement l’écriture alors que les résultats du scrutin [présidentiel au Brésil] venaient de tomber ; ça m’avait énormément marquée (l’élection comme président de la République de Jair Bolsonaro, classé à l’extrême droite, avec des prises de positions controversées à l’égard des homosexuels, des populations indigènes ou des noirs notamment, NDLR). J’avais envie de l’écrire dans un album. Je pense que les artistes doivent s’engager là où il se trouve. Moi, mon engagement est auprès de la communauté LGBT, contre le racisme, les inégalités.

Vous êtes Brésilienne. Qu’avez-vous envie de transmettre de l’Amérique latine et du Brésil ?

Déjà, ce métissage, que le Fimu me propose et que je fais en France depuis 10 ans, quand j’ai commencé à sortir des disques. La France est un pays très ouvert aux musiques qui viennent d’ailleurs, comme la mienne. Pour moi, c’est ça : mélanger, rencontrer et créer.

Quel concert* allez-vous proposer, en fermeture du Fimu, ce dimanche ?

Tout est 100 % inédit. Ce sont des musiciens que je n’ai rencontrés qu’aujourd’hui (ce mardi, NDLR). Bien sûr, nous avons échangé par mail pour choisir les morceaux et qu’ils les écoutent en amont. Nous nous sommes rencontrés ici (au centre culturel de la Pépinière, NDLR). Ce sont de grands musiciens, dans l’esprit du Fimu depuis très longtemps. Ils sont venus quand ils étaient petits. Maintenant, ils seront eux-mêmes sur scène. Je crois que nous sommes gâtés par ce cadeau extraordinaire.

  • Dimanche 12 septembre, 21 h, scène de l’Arsenal. À l’occasion de ce concert, Flavia Coelho se produira avec les artistes suivants : Big Papo Reto (rap) accompagné d’un DJ et d’une chanteuse ; Vladimir Sekula au piano ; Les Mécanos (chœur de 10 chanteurs) ; Ibrahim Keita au kora ; Valentin Cointot au violoncelle ; Céline Gschwind à la La trompette ; Eli Finberg (rap) ; CZESARE guitare et voix

« Il a fallu s’adapter »

Enfin ! 135 concerts sont programmés pendant 4 jours à l’occasion de la 34e édition du festival international de musique universitaire (Fimu). « C’est l’arrivée tant attendue », confie Delphine Mentré, adjointe au maire de Belfort, en charge de la culture et du patrimoine. « Il a fallu s’adapter », reconnait-elle. Mais l’organisation a su répondre aux défis posés par les contraintes sanitaires. 500 musiciens, de 73 formations musicales, originaires d’une quinzaine de pays, vont se produire sur scène. Pour la première fois, un concert de clôture est organisé, le dimanche soir, avec une création construite autour de Flavia Coehlo. « C’est un résumé de ce qu’est le Fimu », confie Mathieu Spiegel, le directeur du festival. Comme en 2019, le site sera totalement fermé, dès 19 h vendredi, et à partir de 14 h le samedi et le dimanche. 5 entrées sont installées (carte ci-dessous). Le passe sanitaire est obligatoire et le port du masque également sur le site. 200 bénévoles contribuent à l’organisation. En 2019, 120 000 personnes avaient participé à l’évènement.

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