Face à une suspicion de Covid-19, France Bleu Belfort-Montbéliard se ré-organise

On suspecte une infection au coronavirus Covid-19 chez l’un des membres de France bleu Belfort-Montbéliard. L’organisation est bousculée. Mais la station s’adapte. Les différentes antennes de la région se regroupent pour poursuivre leur mission de service public.

On suspecte une infection au coronavirus Covid-19 chez l’un des membres de France bleu Belfort-Montbéliard. L’organisation est bousculée. Mais la station s’adapte. Les différentes antennes de la région se regroupent pour poursuivre leur mission de service public.

Depuis lundi 6 h, France bleu Belfort-Montbéliard et France bleu Besançon ne font qu’une. Un membre de l’équipe du nord Franche-Comté semble être touché par le coronavirus Covid-19. Il a été placé en quatorzaine. La station locale s’est donc ré-organisée, afin qu’il n’y ait plus personne dans les locaux, à Belfort. Le site a été désinfecté trois fois par jour depuis dimanche. « La radio est saine », sourit Stéphane Vallée, directeur de la station, joint par téléphone.

Regroupement régional

« En réalité, nous avons devancé l’appel », confie-t-il. Depuis quelques jours, les quatre antennes de la région (Belfort-Montbéliard, Besançon, Dijon et Auxerre), évoquent la possibilité de travailler en commun à l’échelle de la région, « pour basculer de l’une à l’autre en fonction des évènements ou en cas de soucis », détaille Stéphane Vallée. Face aux circonstances, France bleu Belfort-Montbéliard a décidé dimanche de fusionner avec France bleu Besançon ; mais dès mercredi, les quatre antennes font cause commune pour évoquer l’actualité et animer les différentes tranches horaires. Un dispositif qui a été choisi afin « de pouvoir fonctionner sur la longueur », garantit le directeur. Et là, on veut garantir le minimum de personnes dans la station « au même moment ».

Le contenu lié à l’information est évidemment plus régional, sur les ondes ; moins de place est accordé à chaque station. Si une information importante survient dans le secteur, elle remontera évidemment sur l’ensemble des stations. Sur le web, c’est la même chose que d’habitude. Pour les émissions, « elles sont faites ensemble ». « On se partage le job entre les stations », relève Stéphane Vallée. « Nous sommes dans le recueil des témoignages des auditeurs et dans les conseils de vie à la maison », explique le directeur. « Nous devons avancer, nous n’avons pas le choix », poursuit-il. Surtout si la station du service public est réquisitionnée par l’État pour faire passer un message. Pour cela, il faut garantir sa capacité à émettre. C’est ce qu’elle fait.

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