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Des vers luisants dans la nuit

Les habitants de la région Bourgogne-Franche-Comté sont invités à participer à une enquête en ligne pour recenser les vers luisants dans leurs jardins

Malgré leur diminution ces dernières années, les vers luisants sont toujours présents dans les jardins francs-comtois. Les habitants sont invités à participer à une enquête en ligne pour aider à mieux comprendre leur répartition.

Le conservatoire botanique national de Franche-Comté – observatoire régional des Invertébrés, l’office pour les insectes et leur environnement de Franche-Comté, et la société d’histoire naturelle d’Autun – observatoire de la faune de Bourgogne se sont associés pour mettre en place un inventaire des espèces de vers luisants. La plus fréquente en Bourgogne-Franche-Comté est la Lampyris noctiluca, identifiée grâce à la lumière verte émise par les femelles. Ces dernières sont présentes le plus souvent au sol ou dans les herbes hautes. Elles peuvent ainsi attirer les mâles qui, eux, sont ailés et se déplacent plus facilement. D’autres espèces plus discrètes et plus rares existent aussi, comme la Phosphaenus hemipterus (luciole à ailes courtes) ou la luciole Luciola lusitanica.

Les vers luisants, nom couramment attribué à ces insectes, sont en fait des coléoptères de la famille des lampyridés. Ce sont les cousins des coccinelles. À l’état larvaire, ils se nourrissent des limaces et escargots qui peuplent les jardins. Plusieurs raisons peuvent expliquer leur diminution : l’omniprésence de la pollution lumineuse, qui empêche les mâles de trouver leur chemin, l’utilisation massive de produits phytosanitaires qui détruisent leurs proies, ou encore l’artificialisation des sols.

Une enquête participative pour comprendre la répartition des vers luisants

Quelques centaines de personnes ont contribué ces 2 dernières années à ces enquêtes participatives. En 2021, les scientifiques ont recensés 402 observations dans 256 communes de Bourgogne-Franche-Comté. Ce chiffre, en nette progression depuis l’année 2020, permet aux organisateurs de cette consultation d’affiner peu à peu leurs données. La période estivale est la plus propice pour observer les vers luisants, notamment en juillet.

Ce type de programme de sciences participatives est de plus en plus utilisé par les organismes pour améliorer l’inventaire de la biodiversité. L’enquête est accessible sur le site du Conservatoire botanique national de Franche-Comté, et se limite à ce territoire. Les Bourguignons peuvent participer sur le site de la SHNA-OFAB. Le questionnaire est rapide à compléter, et permet de compléter les observations par une ou plusieurs photographies. Le site met également à disposition de ses visiteurs des informations plus complètes sur les vers luisants, ainsi que les résultats des enquêtes des années précédentes.

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