En février, PSA s’en sort bien dans un marché auto en baisse

La marque DS multiplie ses ventes par deux en février.

Le groupe automobile français voit Peugeot et DS tirer à la hausse ses ventes en février, à contre-courant de la tendance globale.

(AFP)

Le groupe automobile français voit Peugeot et DS tirer à la hausse ses ventes en février, à contre-courant de la tendance globale.

Le marché automobile français a connu une légère baisse au mois de février, surtout au détriment du groupe Renault, selon les chiffres publiés dimanche par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Au total, 167 785 voitures particulières neuves ont été immatriculées en France le mois dernier, soit une baisse de 2,7% par rapport à février 2019.

Cette baisse est toutefois beaucoup moins forte qu’en janvier (-13,44%), où les constructeurs avaient subi le contrecoup d’une hausse drastique en début d’année des malus sur les gros véhicules les plus polluants. Sur les deux premiers mois de l’année, la baisse est de 7,79%, avec un nombre de jours ouvrés équivalent. Parmi les constructeurs français, le groupe PSA tire son épingle du jeu avec 60 874 voitures vendues (+0,49%) grâce à la marque Peugeot (+1,71%) et aussi à DS qui fait plus que doubler ses ventes (+113,48%), tandis que Citroën lâche 6,25%. Le groupe Renault perd 9,78%, notamment à cause d’un plongeon de près de 27% de Dacia.

Les groupes étrangers perdent globalement 1,42%, ce qui ne les empêchent pas de voir leur part de marché très légèrement progresser à près de 42%. Le groupe allemand Volkswagen gagne 1,42%, grâce notamment à Audi qui bondit de 30,8%. Sur le segment haut de gamme, son compatriote BMW progresse aussi fortement de 18,88%. À l’inverse, le groupe Italo-américain Fiat-Chrysler (FCA) trébuche de 28,26%, l’Américain Ford de 26,06%, et l’Allemand Daimler de 12,13%. Les Japonais Nissan et Toyota, qui affichaient déjà une tendance haussière en janvier, continuent pour leur part à progresser respectivement de 14,89% et de 13,54%, tout comme le sud-coréen Hyundai (+16,42%).

Coronavirus : PSA dépendant
de ses 300 fournisseurs en Chine

Les ventes automobiles en France, qui souffrent déjà depuis janvier d’un durcissement du malus anti-pollution, pourraient ressentir l’impact du nouveau coronavirus si l’épidémie se prolongeait, ont prévenu dimanche les constructeurs, dont les stocks restent toutefois dans l’immédiat suffisants pour livrer les acheteurs. L’effet possible du coronavirus, « il n’est pas visible encore », selon François Roudier responsable du CCFA. À partir de mars toutefois les constructeurs pourraient souffrir de « bateaux qui ne sont pas partis et peuvent faire que certains modèles pourraient ne pas être disponibles en France », prévient-il. Certains concessionnaires pourraient ne pas être à même de garantir une livraison dans les deux mois à leurs clients s’ils manquent de stocks. « Nous avons environ 300 fournisseurs chinois sur un total de 8 000, et ceci met évidemment nos usines européennes dans la dépendance de ces fournitures », a reconnu le président du directoire du groupe PSA, Carlos Tavares, dans l’émission le Grand Jury sur LCI/RTL/Le Figaro. Mais il a dit tabler sur une reprise le 11 mars de l’activité industrielle dans la province chinoise du Hubei, dont le chef-lieu est Wuhan, l’épicentre de l’épidémie de coronavirus. « Peut-être qu’on ne le verra pas du tout sur les immatriculations si l’effet coronavirus s’arrête assez tôt, car on fera un amortissement avec le stock de véhicules et ce sera fluide pour le consommateur« , estime encore François Roudier.

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