En commun pour Belfort : « On a besoin d’un changement politique profond »

Les élus municipaux de la liste d’opposition En commun pour Belfort tiennent un bilan mitigé de cette première année de mandat. Si le manque de dialogue est l’un des points qui taraudent la liste, ils gardent espoir et présentent les points sur lesquels ils resteront vigilants sur l’année à venir.

Les élus municipaux de la liste d’opposition En commun pour Belfort tirent le bilan de cette première année de mandat. Si le manque de dialogue est l’un des points qui taraude la liste, les élus de la liste d’opposition gardent espoir et présentent les caps sur lesquels ils resteront vigilants sur l’année à venir.

« Notre but, dans cette liste, a toujours été de mener une opposition constructive », explique Mathilde Regnaud, conseillère municipale d’opposition d’En commun pour Belfort. Le problème, pour René Schmitt, lui aussi conseil municipal d’opposition d’En commun pour Belfort, c’est que le maire ne joue pas le jeu. « Rien ne se fait, les réponses à nos propositions restent muettes. Lorsqu’on fait des demandes écrites, le maire nous répond partiellement. Tout est toujours appliqué au minimum légal, mais pas plus », narre René Schmitt. « En soi, le maire fait sans nous. On aimerait être associé aux commissions, mais on a parfois l’impression que c’est trop demander. Ce qui est sûr, c’est que le fonctionnement pourrait être amélioré », poursuit-il. Les élus de la liste d’opposition tirent tout de même du positif de cette première année. « Les groupes de travaux, le siège au conseil communautaire, les commissions auxquelles nous sommes associées permettent de vrais échanges, des échanges riches », se réjouit Zoé Rundstadler, membre de la liste d’opposition et conseillère municipale. « Et bientôt, nous allons nous investir encore plus dans le club climat, qui vient d’être créé à la suite du plan climat-air-énergie territorial (PCAET) (un diagnostic territorial sur l’environnement obligatoire dans les villes de plus de 50 000 habitants, NDLR) qui a été dévoilé en septembre et qui demande de vraies consultations. On veut prendre part à ce travail de co-construction », ambitionne Mathilde Regnaud.

Garder le cap sur les problématiques environnementales

Même si les échanges sont difficiles au sein du conseil, les conseils municipaux de la liste En commun pour Belfort tiennent à faire savoir qu’ils restent présents, alertes, pour préserver la démocratie. Et notamment sur les sujets environnementaux. « Les événements climatiques terribles de cet été, les inondations qu’il y a eu à 400 km à vol d’oiseau doivent alerter. On a besoin d’un changement politique profond. Pas seulement au niveau national, il faut agir au niveau local », alerte Mathilde Regnaud. « Il faut traiter les causes à la racine », poursuit-elle. « Pour les conseillers municipaux d’opposition, la solution, c’est la co-construction. Pour ne pas faire d’écologie punitive, la solution, c’est d’associer les gens. Aujourd’hui, ils sont préoccupés par le transport, le logement, l’emploi. Et tous ces secteurs ont leur limite. Il faut proposer autre chose pour les aider au niveau local », défend Mathilde Regnaud.

Ces trois points : le transport, le logement et l’emploi ont fait l’objet de proposition durant le bilan tiré sur cette première année de mandat. « Tout d’abord, il faut qu’on mette le paquet sur la rénovation énergétique. Notamment aux abords de l’avenue Jean Jaurès : des logements de qualité permettraient de redonner de la vie à ce quartier. » Et puis, cela permettrait à la population de réduire leurs coûts sur les factures d’énergie. La question des transports est aussi essentielle, pour le groupe. « Evidemment, on sait bien qu’on ne peut pas tout faire en bus ou en ville d’un bout à l’autre du pôle métropolitain. Mais il faut réfléchir sur le sujet de l’autopartage. C’est un sujet que je porte pour nous au sein du pôle métropolitain » explique Mathilde Regnaud. « L’autopartage : c’est déjà redonner du pouvoir d’achat aux ménages, en réduisant les factures. Mais aussi, si moins de voitures circulent, de nouveaux aménagements urbains deviennent possibles. Pour une ville plus sereine », poursuit la conseillère municipale. En dernier point, les élus municipaux ont mis l’accent sur l’emploi. « La ressourcerie 90 est le parfait exemple de ce vers quoi on doit croître. Ce projet, c’est à la fois un plan environnemental, social et économique. C’est de ce type d’emplois là qu’on a besoin, ceux qui dynamisent l’insertion, qui permettent d’avoir des produits de qualité à bas prix et qui protègent l’environnement. Pas des emplois Amazon », argue Mathilde Regnaud.

 « Ce sont sur ces points-là qu’on doit être vigilants. On se tient à surveiller lors de chaque conseil que ces points soient discutés. Et on va plus loin, on fait aussi le tour des quartiers pour écouter les belfortains. On voit bien qu’il y a un sentiment de délaissement pour beaucoup de quartiers. Les gens sont étonnés de nous voir parfois, alors que nous ne sommes pas en période de campagne », raconte Florian Chauche, le quatrième élu au conseil municipal de la liste d’opposition En commun pour Belfort. « On poursuivra nos efforts dans ce sens », ont conclu les élus de la liste d’opposition.

 

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