Damien Meslot : « General Electric reste à Belfort »

Marie-Guite Dufay, Damien Meslot et Florian Bouquet ont rencontré lundi Bruno Le Maire, ministre de l’Économie. Il a confirmé l’annonce prochaine d’un plan social, mais aussi garantit qu’il n’y aurait pas de fermeture dans le Territoire de Belfort.

Marie-Guite Dufay, Damien Meslot et Florian Bouquet ont rencontré lundi Bruno Le Maire, ministre de l’Économie. Il a confirmé l’annonce prochaine d’un plan social, mais aussi garantit qu’il n’y aurait pas de fermeture dans le Territoire de Belfort (MAJ à 19h20, à la suite de la publication d’un communiqué de la Région).

Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté avait sollicité Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, pour organiser un entretien avec des élus locaux. Initialement prévue le 2 mai, cette réunion avait été repoussée. Elle s’est tenue ce lundi 13 mai, à 11 h 45, à Bercy. La présidente était accompagnée de Damien Meslot, maire de Belfort et président du Grand Belfort, ainsi que de Florian Bouquet, président du conseil départemental du Territoire de Belfort. Ils étaient accompagnés de représentants du cluster de la Vallée de l’Énergie, confirme un communiqué de presse de la Région, en fin de journée. Cette filière emploie 7 500 personnes dans le nord Franche-Comté poursuit Marie-Guite Dufay dans son communiqué. Le ministre a confirmé, selon Damien Meslot, le plan social. Concernant l’ampleur, aucune précision n’a été apportée. « Bruno Le Maire a aussi confirmé qu’il n’y aurait pas de fermeture de site, ni à Belfort, ni à Bourogne, assure Damien Meslot, joint par téléphone. Il y a un plan social, mais General Electric reste à Belfort. »

Meslot et Dufay dans le comité de pilotage

Marie-Guite Dufay et Damien Meslot ont été nommés au sein du comité de pilotage visant à soutenir le développement industriel, présidé par Guy Maugis, qui était à Belfort le jeudi 9 mai. « L’enveloppe de 50 millions d’euros (issue de la pénalité de GE pour non respect de l’engagement de créer 1 000 emplois avant le 31 décembre 2018, NDLR) de ce comité sera essentiellement fléchée vers Belfort », assure Damien Meslot. Pour quel montant ? « Les montants seront décidés en fonction des projets », poursuit-il.

Les élus locaux ont également évoqué avec Bruno Le Maire les pistes de diversification. « Il a ouvert la voie de l’aéronautique, du plan de grand carénage », énumère Damien Meslot, qui sent que la perspective liée à l’aéronautique reçoit de plus en plus d’échos favorables. Ils ont aussi abordé les contacts tissés avec Alstom Transport, qui pourrait accueillir des salariés concernés par le plan social. Bruno Le Maire a échangé avec Henri Poupart-Lafarge, p-dg d’Alstom, à ce sujet.

Plus de discrétion

En comparaison des actions menées début avril, les élus locaux sont plus discrets actuellement sur le dossier General Electric. Pas de lettres ouvertes. Pas de parution dans Le Monde. Moins de communiqués. « Nous ne voulons pas créer de faux espoirs », confie Damien Meslot, qui confirme que des négociations sont en cours, mais que la discrétion est toujours mieux dans ce type de dossier. Le maire de Belfort assure que la montée au créneau des élus locaux dans le quotidien national « a eu un effet très important ».

Marie-Guite Dufay : « C’est tout un territoire qui se mobilise »

« Au-delà des clivages politiques, c’est tout un territoire qui se mobilise pour sauvegarder des emplois et des compétences si spécifiques dans le secteur stratégique de l’énergie », annonce Marie-Guite Dufay dans un communiqué. Elle rappelle l’objectif de la délégation : préserver la capacité de production du site de Belfort. « En plus de la maintenance nécessaire des 1 500 turbines à gaz à travers le monde, GE prospecte très activement de nombreux marchés étrangers, parmi lesquels la reconstruction du réseau électrique irakien. Pour remporter ces marchés, GE a besoin de cautions financières que seul le Gouvernement peut apporter par le biais de la COFACE. Les élus ont demandé au Ministre que cette garantie soit très rapidement apportée. Ce nouveau contrat relancerait le carnet de commande des turbines à gaz avec des dizaines de milliers d’heures d’usinage à la clé », relève la présidente. Les pistes de diversification ont également été évoquée, dans l’attente de la reprise du marché. « L’État doit faciliter tout investissement privé vers des marchés porteurs comme l’aéronautique, note Marie-Guite Dufay, avant d’évoquer : Au regard des compétences du territoire en la matière, la fabrication de turbines à hydrogène est une nouvelle piste possible de diversification. » La présidente a profité de l’entretien pour évoquer un autre dossier du nord Franche-Comté : l’accueil de l’usine française de production de batteries électriques, qui serait créateur de 1 500 emplois directs. « Le dossier technique qui confirme les nombreux atouts de cette candidature a été remis au ministre », annonce la présidente.