Covid long : « Les gens ne pouvaient plus attendre », confie Michel Zumkeller

Le député UDI Michel Zumkeller.

Les sénateurs ont adopté, ce jeudi 13 novembre, la proposition de loi relative à la prise en charge des patients souffrant de covid-long, au travers notamment d’une plateforme, confirmant le vote des députés. Cette proposition était portée par le député du Territoire de Belfort UDI Michel Zumkeller. À présent, la balle est dans le camp du Gouvernement qui doit publier les décrets d’application. Interview.

Les sénateurs ont adopté, ce jeudi 13 novembre, la proposition de loi relative à la prise en charge des patients souffrant de covid long au travers notamment d’une plateforme, confirmant le vote des députés. Cette proposition était portée par le député du Territoire de Belfort UDI Michel Zumkeller. À présent, la balle est dans le camp du Gouvernement qui doit publier les décrets d’application. Interview.

Quelques semaines après les députés (lire notre article), les sénateurs viennent d’approuver votre proposition de loi…

Ils ont voté la loi en termes conformes, c’est-à-dire que l’on n’a rien changé au texte voté par les députés. La loi ne reviendra donc pas à l’Assemblée nationale (dans le cadre de la navette parlementaire, NDLR). Nous avons signé un accord avec le parti Les Républicains. Il y a eu un important travail d’explication de notre rapporteuse, Nadia Sollogoub, pendant une semaine, pour les convaincre de voter tel quel. S’il y avait eu un changement dans le texte, il serait revenu à l’Assemblée nationale. Or, nous mettons fin à nos travaux fin février (dans le cadre des élections présidentielle et législatives, NDLR) ; cela aurait repoussé l’adoption à l’automne. Aujourd’hui, cette proposition est une loi.

Y avait-il urgence ?

Les gens ne pouvaient plus attendre. Cela fait déjà presque deux ans ! Aujourd’hui, le Gouvernement doit sortir les décrets d’application. Je reste mobilisé pour suivre la mise en application. Nous voulions mettre dans la loi un délai pour la mise en route de la plateforme. Le Gouvernement n’avait pas voulu, mais il avait promis en séance qu’il irait vite.

Que change cette loi ?

Elle change tout. Une plateforme sera mise en place par la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Elle va recenser les personnes souffrant de covid long. C’est une démarche volontaire des patients, qui pourront aussi être orientés par des médecins. Une fois recensés, les patients pourront être redirigés vers des centres de soins qui traite les covid long. Nous rattrapons le retard sur la Catalogne et l’Angleterre qui le font depuis un an et demi. Cette loi, c’est aussi une reconnaissance de l’existence du covid long comme une maladie spécifique. Nous avons écouté des témoignages frappants. Les patients se sont mobilisés. On voit ici que les réseaux sociaux peuvent être utiles. 

Près d'un quart des patients infectés ont un covid long

Selon la Haute autorité de santé, citée par Nadia Sollogoub, sénatrice de l’Union centriste et rapporteuse du texte au Sénat, ce jeudi 13 janvier, le post-Covid répond à trois critères : « Un épisode initial de Covid-19, le prolongement d’au moins un des symptômes initiaux au-delà de quatre semaines et l’absence de diagnostic alternatif. » Brigitte Bourguignon, ministre déléguée, chargée de l’autonomie, a précisé pendant cette séance publique que « 20 à 25 % des personnes infectées ont un Covid long. Le risque est deux fois moins élevé chez les personnes vaccinées ». Et d’ajouter qu’environ « 10 % des personnes infectées ont présenté ou présentent des situations de post-Covid. Certains symptômes impactent gravement leur qualité de vie. Entre 70 000 et 100 000 personnes seraient concernées ».

Une loi va porter désormais votre nom… Quel effet cela fait-il ?

Ce qui fait plaisir, c’est de répondre à une attente. C’est satisfaisant de faire quelque chose d’utile. Aujourd’hui, nous avons une loi qui dit que nous devons nous occuper des patients du covid long. Le nom, ce n’est pas le sujet, même si ce n’est pas courant qu’une proposition de loi portée par un député d’opposition soit approuvée (à l’Assemblée nationale, la proposition de loi a été votée à l’unanimité, NDLR).

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