Confinement : un maire de l’Yonne brave l’interdiction de fermeture des commerces

Le maire LR de Migennes (Yonne) François Boucher a pris un arrêté autorisant l'ouverture des commerces non-alimentaires du centre ville malgré les mesures de confinement

Le maire LR de Migennes (Yonne) François Boucher a pris un arrêté autorisant l’ouverture des commerces non-alimentaires du centre ville malgré les mesures de confinement, a-t-on appris vendredi auprès de la municipalité.

Avec l’AFP

Le maire LR de Migennes (Yonne) François Boucher a pris un arrêté autorisant l’ouverture des commerces non-alimentaires du centre ville malgré les mesures de confinement, a-t-on appris vendredi auprès de la municipalité. – mis à jour le 30 octobre à 18 h 14.

Dans cet arrêté daté de jeudi, publié sur le site internet de la commune et révélé par des médias locaux, le maire considère que « les rayons non-alimentaires et non-essentiels des supermarchés et des hypermarchés ne sont pas fermés », entraînant une « rupture d’égalité de traitement » entre la grande distribution et les petits commerces de centre ville. Dénonçant « une pratique déloyale », M. Boucher autorise les « commerces non-alimentaires du centre ville de Migennes » à rester ouverts « à compter du 30 octobre 2020 à 0H00 et jusqu’à ce que l’égalité de traitement soit rétablie ».

Mais le préfet de l’Yonne Henri Prévost a demandé au maire de « retirer son arrêté ». La préfecture rappelle dans un communiqué qu’un maire ne peut pas « prescrire par arrêté municipal des règles contraires à un texte de portée générale, pris par le gouvernement qui s’applique à l’ensemble du territoire ». Les commerçants sont aussi « dans l’obligation d’appliquer les mesures nationales ».

Une initiative menée dans de nombreuses cités

La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a estimé vendredi que les commerces de proximité contraints de fermer durant le confinement étaient « en danger de mort » malgré les aides gouvernementales. Pour la CPME, la décision de fermer les commerces jugés « non-essentiels » est « incompréhensible alors que les commerçants de proximité ont respecté un protocole sanitaire strict ». La CPME ajoute soutenir « sans réserve » un amendement adopté par le Sénat, dominé par l’opposition de droite, qui permettrait aux préfets d’ « autoriser l’ouverture de commerces de vente au détail » à titre dérogatoire, et encourage les députés à le voter également.

Dans la Sarthe , la maire LR de Fresnay-sur-Sarthe (3 000 habitants), Fabienne Labrette-Ménager, a autorisé les commerces non alimentaires à ouvrir « jusqu’à ce que la liberté de concurrence soit rétablie ». Des démarches semblables ont été faites à Barneville-Carteret (Manche, 2 500 habitants), Décize (Nièvre, 5 000 habitants) et Malemort-sur-Corrèze (7 500 habitants) selon la presse locale. Les maires de Brive (Corrèze), Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) ou Aubusson (Creuse), ont aussi pris des arrêtés autorisant l’ouverture des commerces non alimentaires de leur ville.

Martial Bourquin met en garde contre les injustices

Martial Bourquin, maire d’Audincourt, dans le Doubs, interpelle le ministre de l’Économie, dans un courrier. Il met en garde « la profonde injustice » au sujet des commerces non-essentiels entre les petits commerces, la grande distribution et le e-commerce. « Commet justifier que les grandes surfaces continuent de vendre des livres, des vêtements, des fleurs… et dans le même temps la librairie indépendante, le fleuriste de quartier, la boutique de mode de centre-ville soient contraints de fermer ? » questionne l’ancien sénateur. Il estime que cette décision est « incompréhensible » et craint « des milliers de faillites ».

Dans le Territoire de Belfort, le député Michel Zumkeller a écrit au Premier ministre Jean Castex, pour l’interpeller sur l’ouverture des supermarchés le dimanche. « Hormis les boulangeries, les boucheries  et nos marchés, rien ne justifie que les grandes surfaces soient ouvertes le dimanche », écrit-il. « Fermer le dimanche les grandes surfaces c’est avant tout soulager les salariés de ces structures qui sont toujours en première ligne, glisse-t-il. Mais c’est aussi empêcher le déplacement de nos concitoyens un jour où rien ne le justifie. »

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