Cette ambition politique absente du pôle métropolitain [édito]

La scène est triste à voir. Dans la salle du conseil de Pays de Montbéliard Agglomération (PMA), qui accueille ce vendredi 24 janvier le comité du pôle métropolitain nord Franche-Comté, l’exécutif remplit le vide… Meuble l’attente.

La scène est triste à voir. Dans la salle du conseil de Pays de Montbéliard Agglomération (PMA), qui accueille ce vendredi 24 janvier le comité du pôle métropolitain nord Franche-Comté, l’exécutif remplit le vide… Meuble l’attente. En face du président du pôle métropolitain, Charles Demouge, seulement 15 élus, issus des cinq communautés de communes du nord Franche-Comté. 15… sur 32. Le quorum n’est pas encore atteint pour voter les rapports de ce comité métropolitain. La réunion était fixée à 17 h.

17 h 50, François Niggli pénètre dans la salle du conseil. Le 17e élu du comité du pôle métropolitain est présent. Le quorum est enfin atteint. L’assemblée va pouvoir étudier les dossiers. Et se prononcer dessus. Chez les absents, on remarque celles des présidents d’intercommunalités : Damien Meslot, pour le Grand Belfort ; Christian Rayot, pour la communauté de communes Sud Territoire ; Fernand Burkhalter, pour le pays d’Héricourt ; et Jean-Luc Anderhueber, pour la communauté de communes des Vosges du Sud. Autres absences notables, on note celle de Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort, celle de Martial Bourquin, sénateur du Doubs, de Ian Boucard, député du Territoire de Belfort, de Florian Bouquet, président du conseil départemental du Territoire de Belfort, de Marie-Noëlle Biguinet, maire de Montbéliard, ou encore d’Éric Lançon, candidat à la mairie de Montbéliard. Sur les onze sièges détenus par le Grand Belfort, seulement six étaient occupés par des représentants, contre treize représentants pour quinze sièges à PMA. Le pays d’Héricourt, les Vosges du Sud et le Sud Territoire n’étaient même pas représentées; les trois collectivités ont chacune deux sièges.

Quelle considération ont ces élus pour le projet métropolitain ? C’est une situation désolante en termes de message politique. D’autant plus désolante que les élus étaient invités à se prononcer sur la feuille de route du pôle métropolitain et sur la stratégie métropolitaine. L’équipe du pôle métropolitain a même dû informer les élus qui souhaitaient partir avant la fin, que leur départ aurait engendré une rupture de quorum. Ce qui n’a finalement pas été le cas.

Dans les années à venir, le pôle métropolitain doit imaginer notre futur commun, la construction de l’identité nord franc-comtoise et façonner la coopération entre les acteurs de ce territoire. Aujourd’hui, les élus sont retenus par la campagne municipale. Force est de constater que la construction d’un projet métropolitain, pierre angulaire pour affronter les multiples transitions qui attendent ce territoire, est la grande absente des ambitions politiques du moment.

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