Cédric Perrin officiellement candidat pour rester au Sénat

Cédric Perrin et sa co-lisière, Anne-Sophie Peureux.

Le sénateur sortant du Territoire de Belfort lance officiellement sa campagne. Il espère non seulement être réélu, mais continuer à siéger à la commission de la défense. Et potrter quelques sujets qui lui tiennent à cœur.

Ce n’est pas une surprise, mais c’est maintenant officiel : Cédric Perrin est candidat à un second mandat à l’occasion des sénatoriales du 27 septembre prochain. Il aura comme colistière celle qui était déjà sa suppléante pendant le mandat qui s’achève : Anne-Sophie Peureux, maire de Lachapelle-sous-Chaux.

Pour cette campagne qui s’ouvre après le second tour des municipales, celui qui a succédé à Jean-Pierre Chevènement voici six ans compte sur les mêmes recettes qui ont fait son succès alors : proximité avec les élus, écoute et réactivité.

Au cours de son premier mandat, Cédric Perrin s’est tout particulièrement intéressé aux questions de défense, au point de devenir vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées. Sur les conseils de Jean-Pierre Raffarin, il a d’ailleurs suivi les cours de l’IHEDN (institut national des hautes études de la Défense nationale). Cédric Perrin, aujourd’hui âgé de 46 ans, siège au sein du groupe LR (Les Républicains).

GE et l'hydrogène

Cédric Perrin se dit « extrêmement attentif » au devenir de General Electric dans le Territoire de Belfort et notamment sur les questions de la diversification. Il voit dans l’hydrogène une piste intéressante et souligne que tout un éco-système est à développer à partir des acquis du FC Lab. Et pour cela, il aimerait que l’Etat s’engage massivement dans le développement de la filière en débloquant dix milliards à l’échelle du pays, à l’instar de ce qu’ont fait d’autres pays, comme l’Allemagne.

Autre sujet de préoccupation pour le sénateur sortant : la décentralisation, pour laquelle il espère une nouvelle étape. S’il dénonce la loi NOTRe comme n’étant pas assez réfléchie, notamment sur ses conséquences, il ne souhaite pas qu’elle soit abrogée, mais aménagée. Il regrette que la taille des régions limite le poids du Territoire et que « les Dijonnais décident à notre place ». Le sénateur LR aimerait bien remettre au goût du jour l’idée de conseillers territoriaux promue en son temps par Nicolas Sarkozy ; autrement dit, des conseillers élus à l’échelle des cantons, mais qui siègent à la fois au département et à la Région. Iol déplore aussi la perte de la compétence économique des départements et défend le rôle de proximité des maires.

Favorable à un département à l'échelle de l'aire urbaine

Plus localement, Cédric Perrin se dit favorable à la création d’un département à l’échelle de l’Aire urbaine Belfort – Montbéliard – Héricourt, un redécoupage territorial étant possible via la loi NOTRe. A défaut, il espère contribuer à « faire quelque chose du pôle métropolitain », avec l’espoir d’une seule compagnie de transports à l’échelle de l’aire urbaine, une politique globale du traitement des ordures ménagères, ou une gestion commune des ressources en eau. « L’aire urbaine est un pôle qui doit compter à côté de Mulhouse ou de Besançon », soutient-il.

Si les élections sénatoriales ont lieu en septembre, les élus du Territoire de Belfort désigneront les grands électeurs le 10 juillet. Une première étape.

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