Belfort : une nouvelle page s’écrit pour l’association Cinémas d’aujourd’hui

À Belfort, une nouvelle page s’écrit pour l’association Cinémas d’aujourd’hui

Depuis le 1er septembre, Elsa Lançon a pris la direction de l’association Cinémas d’aujourd’hui, qui organise le festival Entrevues. Guillaume Poillerat-Garcia est l’administrateur de Cinémas d’aujourd’hui, mais aussi le secrétaire général du festival, dont la 35e édition est programmée du 15 au 22 novembre. Le binôme ne manque pas de projets pour « insuffler une nouvelle dynamique ». Notamment en direction des plus jeunes.

 

Depuis le 1er septembre, Elsa Lançon a pris la direction de l’association Cinémas d’aujourd’hui, qui organise le festival Entrevues. Guillaume Poillerat-Garcia est l’administrateur de l’association, mais aussi le secrétaire général du festival, dont la 35e édition est programmée du 15 au 22 novembre. Le binôme ne manque pas de projets pour « insuffler une nouvelle dynamique ». Notamment en direction des plus jeunes.

30 ans. 30 ans que l’association Cinémas d’aujourd’hui mène des actions en faveur du cinéma Art & essai. Des actions pour le faire exister à Belfort. Des actions pour le faire découvrir. Des actions pour le faire rayonner. Le tout, en partenariat avec le cinéma Pathé de Belfort. Depuis le 1er septembre, l’association écrit un nouveau chapitre de sa belle histoire. Et c’est un binôme qui est aux manettes de la destinée de l’association et du festival, « le plus petit des grands festivals », comme le qualifiait sa fondatrice Janine Bazin et comme le rappelle le journaliste Jean-Marc Adolphe, fondateur de la revue Mouvement.

Elsa Lançon, âgée de 33 ans, succède à Michèle Demange à la direction de l’association. Guillaume Poillerat-Garcia, âgé de 28 ans, devient administrateur de l’association, mais également secrétaire général d’Entrevues. « Dans nos candidatures, nous avons annoncé notre volonté de travailler ensemble », raconte Elsa Lançon, à Cinémas d’aujourd’hui depuis 2016. À l’année, l’association compte 4 personnes. Pendant le festival, une quarantaine de personnes œuvrent, épaulées par une soixantaine de bénévoles.

Confiance des distributeurs

L’association programme chaque semaine 2 films Art & Essai (avec deux à trois séances quotidiennes par film), au Multiplexe de Belfort, qui met à disposition des salles. De son côté, il programme en général une quinzaine de films. Au-delà de la notion Art & Essai, « qui peut faire peur aux non coutumiers », sourit Elsa Lançon, l’idée est surtout de proposer des films « diversifiés », « hors des circuits traditionnels ». « La force de notre partenariat avec Pathé, c’est qu’on peut aller voir un Blockbuster et ensuite un film indépendant », apprécie la jeune femme. « C’est chouette de ne pas séparer les différents films qui existent », apprécie-t-elle.

L’association multiplie les actions pour aller à la rencontre du public et pour faire découvrir le cinéma indépendant. Régulièrement, ils font venir des acteurs du monde du cinéma : comédiens, scénaristes, producteurs, réalisateurs… Autant de personnalités qui participent à des soirées-rencontres, autour de la projection d’un film. « Cela permet d’avoir un retour direct sur le film. C’est très précieux d’avoir quelqu’un qui répond aux spectateurs », explique la nouvelle directrice, qui mise sur les « échanges ». Et dès que possible, l’association propose des avant-premières. « Cela montre la confiance des distributeurs », apprécie le binôme.

Jeune public

Cinémas d’aujourd’hui s’appuie sur un public fidèle. En témoigne la réouverture des salles obscures après le confinement. « Nous avons réussi à maintenir notre public. Il est revenu, observe Guillaume Poillerat-Garcia. Notre part du public au sein du cinéma Pathé a même augmenté, alors que le monde du cinéma souffre. » Aussi fidèle soit-il, il faut aussi préparer l’avenir, en faisant venir la jeunesse. « Il faut aller les chercher », sourit Guillaume Poillerat-Garcia. Et créer un lien de confiance. Et ce lien débute tout petit. C’est l’action Cinéma junior, avec une programmation adaptée, dès 3 ans. Les séances sont encadrées. Elles sont préparées. « Ce sont souvent des primo-spectateurs, relève Elsa Lançon. Et on ne perçoit pas forcément les mêmes choses. » Il faut donc appréhender le noir, le silence, comprendre les sentiments que l’on va avoir : la peur, la tristesse, la joie… « C’est ce que provoque un film », explique Elsa Lançon. Cette partie junior doit être développée en 2021. « On voudrait proposer des activités », détaille la directrice, en sollicitant des professionnels du cinéma qui participeraient à des ateliers : comment fait-on un film ? Comme créer une affiche. Autant d’idées que le binôme veut multiplier pour appréhender le cinéma autrement. Mais avec toujours la même finalité : « Venir voir un film ! »

Côté cinéma, Elsa Lançon et Guillaume Poillerat-Garcia veulent également proposer un nouveau rendez-vous, mensuel, autour du cinéma de patrimoine. L’occasion de diffuser des films anciens et de redécouvrir de grands classiques. « Il y a un côté magique », glisse Elsa Lançon. Côté rendez-vous réguliers, le binôme aimerait instaurer des soirées de cinéma de genre et cinéma d’horreur. « Il y a un public pour ça », relève le secrétaire général d’Entrevues. Et c’est l’occasion d’élargir aussi le public de l’association.

Ce travail de fond se concrétise, chaque année, au mois de novembre avec l’organisation du festival Entrevues, où 151 séances avaient par exemple été programmées l’an passé, sur une semaine. La 35e édition se tient du 15 au 22 novembre. Ce festival, « qui s’intéressent aux premières œuvres », rappelle Guillaume Poillerat-Garcia, propose une compétition internationale, au cours de laquelle s’affrontent 15 courts métrages et 15 longs métrages. « Le festival a un rôle de révélateurs de jeunes auteurs », rappelle également le secrétaire général. Quand on sait qu’Abdellatif Kechiche, que François Ozon ou encore que Lars Von Trier y ont participé, on ne peut que faire confiance à la qualité du travail d’Entrevues et de Cinémas d’aujourd’hui pour nous faire voyager. La crise sanitaire entraînera forcément des contraintes. La première sera d’avoir une grille « plus aérée », acquiesce Guillaume Poillerat-Garcia. Malgré tout, l’équipe de Cinémas d’aujourd’hui compte bien faire vibrer l’esprit et la passion du cinéma. Comme elle le fait depuis 30 ans.

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