Belfort : l’entreprise Cartonnage du château en plein essor malgré les pénuries

La pénurie de matières premières n’a pas épargné l’entreprise Cartonnage du château, située à Belfort. Mais malgré cela, elle enregistre de fortes hausses de production et a même investi dans plusieurs machines dont une machine d’impression offset, la première en France, grâce au plan France Relance. 

La pénurie de matières premières n’a pas épargné l’entreprise Cartonnage du château, située à Belfort. Malgré cela, elle enregistre de fortes hausses de production et a même investi dans plusieurs machines dont une machine d’impression offset, la première en France, grâce au plan France Relance. 

« Avec la pénurie et l’augmentation du prix des matières premières, nous sommes obligés d’augmenter nos prix de 25 à 35 % », constate Marc Royer, p-dg de Cartonnage du château. Pour autant, l’entreprise n’a perdu aucun client. Déjà, parce que la pénurie touche toutes les entreprises, ce qui ne crée pas de concurrence défavorable. Mais aussi parce que Cartonnage du château a fondé une réputation sans failles dans la création de cartons compacts destinés, en grande partie, à l’industrie du luxe : cosmétique, spiritueux, gastronomie… Une réputation qu’elle entend parfaire en investissant dans des machines toujours plus performantes. « En un an, nous avons acheté 7 machines pour répondre aux besoins de nos clients », expose Marc Royer.

Parmi celles-ci, une nouvelle machine d’impression offset financée, en partie, par le plan France Relance, à hauteur de 615 000 euros. L’entreprise est la première en France à bénéficier de cette machine. « Cela a été une aubaine pour nous », se réjouit le p-dg. « Le plan de relance a permis d’accompagner notre décision d’investir. Il fallait que l’on y aille de toute façon. » Cette nouvelle machine d’impression permet d’obtenir n’importe quel décor souhaité par les clients, avec des vernis spécifiques. « Auparavant, nous devions envoyer nos productions jusqu’à Lyon pour ces vernis ultra brillants », explique le dirigeant. Grâce à cette aide, Cartonnage du château a pu également investir dans une seconde machine : « Une machine de découpe à l’emporte-pièce que nous n’aurions pu acheter que dans trois ans, alors qu’il nous la fallait absolument. »

30% d’augmentation de production

« Nous en sommes à refuser des commandes par manque de matières premières, mais aussi et surtout par manque de place. Avant, où nous mettions un mois à livrer, nous sommes plutôt sur trois mois aujourd’hui », expose Marc Royer, lors d’une visite organisée avec le préfet, Raphaël Sodini, jeudi 10 mars. La recette de ce succès : une entreprise qui mise sur le « premium ». Cartonnage du château a investi la niche du luxe. « Dans le coin, nous sommes tous spécialisés dans différents domaines. Dans la niche du luxe, nous sommes seulement deux en France », analyse le PDG. 

Outre la production, avec des machines extrêmement performantes, l’entreprise se veut conseillère des grandes marques. Lors de la visite, le p-dg présente ses équipes. Plusieurs de ses membres travaillent en tant qu’ingénieurs mécaniques sur des prototypes d’emballage, pour répondre au mieux à la forme de l’objet. « Un jour, nous devions trouver une manière d’emballer des pots. On se serait cru dans une jardinerie tellement nous avons expérimenté de prototypes », se remémore l’équipe, en riant. Le graphisme, lui aussi, est pensé au sein de l’entreprise. Les marques proposent un graphisme, souvent inadapté à la forme et à l’usage du produit. Un travail conséquent est donc réalisé pour rendre possible les productions.  « C’est ce qui nous permet de croître. Notre force, c’est notre hyper-technicité qui nous permet de répondre, pratiquement, à tout type de demande », expose le p-dg. 

De 4 CDI en 2004, lorsque Marc Royer a racheté l’entreprise, le personnel est passé à 21 personnes en 2017. Désormais, ils sont 35. Et l’entreprise embauche encore. De beaux jours sont devant eux : « On sait qu’environ 1 million de tonnes de plastique devrait basculer sur du carton l’an prochain », argue le dirigeant. 

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