Belfort: le 30 avril, les salariés de GE sauront à quelle sauce ils seront mangés

L'agenda de la restructuration de GE sera connu le 30 avril.

Un comité de groupe européen de GE s’est tenu mercredi 10 et jeudi 11 avril. La perspective de fortes restructurations se confirme, de source syndicale (notre dossier complet). (MAJ à 11h28)

La perspective de fortes restructurations se confirme, de source syndicale, à la suite de l’organisation d’un comité de groupe européen de General Electric. Dans la division gaz, un plan de réduction des coûts de 800 millions serait en cours de finalisation. La communication du plan complet de restructuration, pour toutes les entités Europe, est annoncé pour le 30 avril : on saura alors quelles entités seront touchées et dans quelles proportions.

Un proche de Macron aux commandes

Les procédures légales d’information de consultation des représentants du personnel seront lancées en juin.
Autre annonce lors de ce comité de groupe européen : le départ de la directrice générale de GE France, Corinne de Bilbao, remplacée de Hugh Bailey, qui a été conseiller d’Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie. A compter du 22 avril, M. Hugh Bailey, actuellement directeur des affaires publiques de GE France, est nommé directeur général » de la branche française de GE, a annoncé le groupe. Hugh Bailey était directeur des affaires publiques de GE France depuis novembre 2017.

« Monsieur Bailey possède une expérience de plus de 10 ans au sein de l’Administration, précise également GE France. De 2004 à 2017, il a exercé plusieurs fonctions, notamment à la direction générale de l’armement (ministère de la Défense) et à la direction générale du Trésor. De 2013 à 2016, il fut conseiller sur les affaires industrielles et le financement à l’export au sein du cabinet du ministre de l’Économie (dont Emmanuel Macron, NDLR).  Hugh Bailey est ingénieur, titulaire d’un master en Finance d’entreprise à l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Paris et a suivi un cursus à l’Ecole Nationale d’Administration. »

« Côté syndicats à Belfort, on hésite sur la façon d’interpréter cette nomination : « On se demande s’il s’agit d’un signe de bonne volonté ou si c’est annonciateur d’une démarche semblable à la vente d’Alstom. »

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