Belfort : la Ville vote contre la fusion des écoles maternelles et élémentaires Aragon

L’Education Nationale propose la fusion des écoles maternelles et élementaires Louis Aragon à Belfort. Une décision qui fait l’unanimité : personne n’est pour. Ni les écoles, ni la municipalité.

L’Education Nationale propose la fusion des écoles maternelles et élementaires Louis Aragon à Belfort. Une proposition qui ne convient ni aux directions, ni à la Ville, qui a voté contre lors du conseil municipal du 24 mai.  

Chaque année, des mesures de cartes scolaires sont prises sur la répartition des élèves, la gestion des bâtiments et l’affectation du personnel enseignant. L’école Victor-Schoelcher, à Belfort, a été fusionnée l’an passé par ce biais. Mais aussi l’école Chateaudun et les écoles Pergaud et Martin Luther King. Cette année, « les mesures de cartes scolaires présentées par la directrice académique des services de l’Education Nationale pour la rentrée 2022/2023 font état de la fusion administrative à compter du 1er septembre 2022 pour l’école maternelle et élémentaire Aragon », peut-on lire dans le rapport de la municipalité. Une décision qui induit la suppression d’un poste de directeur, en créant une direction unique pour « simplifier le fonctionnement administratif et renforcer la cohérence pédagogique ». Une décision motivée par le fait que l’une des directrices part à la retraite en fin d’année, précise Marie-Hélène Ivol, adjointe au maire en charge de la famille, de l’éducation et de l’égalité sociale. 

Mais dans les faits, les directions des deux écoles ne sont pas du tout d’accord avec cette proposition. Ni la municipalité, qui s’est rangée du côté des deux directions sur le dossier. Elle rapporte que la compétence de la préparation de la carte scolaire du premier degré est une compétence partagée entre l’Etat (l’Education Nationale) et les communes. Alors, pour faire poids, elle s’est opposée lors du conseil municipal du 24 mai à cette décision de manière unanime. Mathilde Regnaud, conseillère d’opposition du groupe En commun pour Belfort, s’est interrogée sur le pouvoir qu’avait la municipalité sur ce dossier, étant donné que le vote, l’an passé, contre la fusion de l’école Victor-Schoelcher n’avait pas suffi à l’éviter. Marie-Hélène Ivol, adjointe au maire en charge de la famille, de l’éducation et de l’égalité sociale a rassuré, en affirmant que la Ville avait un poids décisif dans cette décision cette année. 

Contactée par téléphone, Marie-Hélène Ivol explique plus en détail que l’an passé, les choses n’avaient pas pu se faire ainsi, car l’Education Nationale n’avait pas associé la municipalité à la décision. « Lorsque nous avons voté contre les fusions l’an passé, la décision de supprimer des postes de direction était déjà actée. Nous n’avions pas été consultés correctement et à temps. Cette année, les choses ont été faites comme elles doivent normalement se faire, dans les règles. Nous devrions faire entendre notre décision », explique-t-elle. Une décision finale de la part de l’Education Nationale est attendue le 28 juin. 

Faire valoir l'intérêt des enfants

« Avec des économies de poste telles que celles-ci, on oublie l’intérêt pédagogique pour les enfants », expose Mathilde Regnaud, contactée par téléphone, qui est aussi professeure dans un collège. « Pour le bon développement des enfants, il est essentiel qu’ils puissent avoir cette séparation entre la maternelle, moment tourné sur l’aspect ludique, la socialisation… Et le moment d’entrée à l’école élémentaire, tourné sur l’apprentissage. » Elle poursuit : « Cela risque d’augmenter les inégalités scolaires. Il faut réaffirmer la spécificité de l’école maternelle », plaide-t-elle.

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