Belfort : la Ville reprend les locaux de la cafétéria Flunch

La municipalité de Belfort utilise son droit de préemption pour racheter les anciens locaux de la cafétéria Flunch, située faubourg de France.

La municipalité de Belfort utilise son droit de préemption pour racheter les anciens locaux de la cafétéria Flunch, située faubourg de France. Avec, en toile de fond, une volonté de redynamiser le centre-ville.

La cafétéria Flunch, installée depuis les années 1980 faubourg de France, a fermé ses portes au mois de décembre 2018. La municipalité a décidé d’utiliser son droit de préemption pour racheter ces anciens locaux.

La direction de Flunch était tombée d’accord pour vendre les locaux à un investisseur privé, qui n’était pas du goût de la mairie. « Nous ne voulons pas que n’importe quoi s’y installe », tance Damien Meslot, le maire, conscient de « l’attractivité » de ces locaux de 1 000 m2. La mairie s’est donc positionnée pour les racheter. Ils seront ensuite cédés à la société d’économies mixtes (SEM) Semaville, détenue à 66 % par la municipalité. Elle sera chargée de vendre ou de louer les espaces. Soit à une enseigne. Soit à plusieurs enseignes.

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En million d’euros, le capital de la SEM Semaville : Belfort détient 800 000 euros du capital ; la Caisse des dépôts et consignations, 180 000 euros ; Tandem, 120 000 euros ; la Sodeb, 50 000 euros ; et la CCI, 50 000 euros.

Des outils de revitalisation

« Nous voulons en faire un lieu d’attractivité important pour le centre-ville », insiste le maire. Des discussions sont en cours, mais la mairie ne veut pas en dire plus. Après l’annonce de l’installation de La Grande Récré au deuxième étage des Nouvelles Galeries, la municipalité jubile. « C’est symbolique », insiste Damien Meslot, heureux d’assister au déménagement d’une enseigne de la périphérie vers le centre-ville, où il veut ancrer, de nouveau, de l’activité commerciale. Et le maire de rappeler qu’il s’est opposé à deux projets commerciaux en périphérie (à Andelnans et Danjoutin), pour « ne pas appauvrir le centre-ville ». Concernant le supermarché de la Méchelle, il rappelle qu’il est situé à Belfort et qu’il permet de proposer une offre alimentaire en ville. Notamment aux personnes âgées.

« Les collectivités doivent intervenir pour réguler le marché »
Damien Meslot
Maire de Belfort

Dans ce projet de revitalisation, la mairie s’appuie sur la loi Elan, du 23 novembre 2018. Le projet est soumis au vote du prochain conseil municipal, programmé le 25 septembre. La loi crée notamment un outil, l’ORT, pour opération de revitalisation de territoire. « Ce dispositif permet des exemptions d’autorisation d’exploitation commerciale dans le périmètre de l’ORT », détaille Damien Meslot, qui glisse également que le préfet, sollicité par le maire, peut suspendre pendant quatre ans l’installation d’un commerce d’une surface supérieure à 1 000 m2, en périphérie de l’ORT. « Cela nous donne des possibilités accrues pour intervenir », se réjouit le maire, qui assume que les collectivités « doivent intervenir pour réguler le marché ». Dans ce cadre, le maire n’exclut pas la possibilité de proposer, si le modèle économique le permet, des prix de location attractif aux futurs commerçants.

Florence Besancenot, adjointe en charge du commerce, rappelle que six nouveaux commerces s’installent en centre-ville, notamment l’enseigne Calzedonia, spécialisée en collants et maillots de bain. « C’est une enseigne qui draine des jeunes, se réjouit l’adjointe. Il y a une belle dynamique auprès du petit commerce. » Damien Meslot de conclure : « Le commerce est un combat perpétuel. » Et pour une fois, la dynamique semble aller dans leur sens.

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