Belfort : la station Virgin Radio menacée de fermeture

Le groupe Lagardère a annoncé début octobre un plan de sauvegarde de l’emploi qui prévoit la fermeture de 26 stations régionales Virgin Radio et 4 stations RFM. La station de Belfort-Vesoul est concernée.  

Le groupe Lagardère a annoncé début octobre un plan de sauvegarde de l’emploi qui prévoit la fermeture de 26 stations régionales Virgin Radio et 4 stations RFM. Les stations de Belfort-Vesoul et Besançon sont concernées.  – mis à jour le 15 novembre 2021 à 21h03

Le jeudi 7 octobre, le groupe Lagardère, détenteur de Virgin Radio et RFM – entre autres – a présenté son projet de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). La direction prévoit de fermer 30 de ses 71 stations locales. Au total, ce sont 34 postes de journalistes et d’animateurs qui sont menacés. L’agence Virgin Radio de Belfort-Vesoul est concernée. La station qui émet dans le Territoire de Belfort, le nord du Doubs et une bonne partie de la Haute-Saône emploie une journaliste.

La raison ? « La baisse globale de l’écoute des radios, spécifiquement des radios musicales concurrencées par des plateformes de streaming », précise l’intersyndicale CGT CFDT dans un communiqué. Un argumentaire qui ne convainc pas les syndicats, qui dénoncent la « gestion erratique du groupe Lagardère [qui] suffit à expliquer ce naufrage que les autres grandes radios généralistes n’ont pas connu. » Les  syndicats s’insurgent, en expliquant que « comme chaque année, Virgin Radio et RFM sont parvenues à faire remonter au groupe Lagardère plusieurs millions d’euros de dividendes ». C’est l’incompréhension totale du côté de l’intersyndicale.

La décision est d’autant plus étonnante que le 13 juillet, le groupe communiquait sur RFM qui « gagnait en puissance tout en fidélisant », tandis que Virgin Radio « enregistrait une part d’audience de 4,1%, la meilleure depuis janvier-mars 2020 inclus ».

Un journaliste à Mulhouse pour couvrir de Colmar à Besançon !

Laurent Lemaire, délégué syndical CFDT pour Paris et régions, analyse le PSE. « D’habitude, les locales font remonter des dividendes allant jusqu’à cinq millions d’euros par an. L’an passé, la vie s’est arrêtée avec les confinements. Les locales n’ont rapporté que 3,6 millions d’euros. » Il poursuit : « Et maintenant, nous sommes sanctionnés à cause de ça. Nous sommes formellement opposés à ce plan. »

Outre Belfort, c’est aussi Besançon qui est menacé de fermeture. Et dans le Haut-Rhin : Colmar. Mulhouse, dans le plan, devrait relater l’information colmarienne, belfortaine et bisontine. « En fermant trois à quatre stations locales, le journaliste de la grande ville qui prend le relais va devoir piller les sites de la PQR pour avoir des informations. On ne peut pas accepter ça d’un point de vue déontologique », pointe le délégué syndical. « C’est injuste. La locale est une vraie richesse quand on sait s’en servir, mais la stratégie Lagardère est d’aller vers une uniformisation de l’information. Il ne faut pas s’étonner que l’audience ne soit pas bonne. »

Jean-Charles Fontlupt, délégué syndical CGT Régions explique que, pour le moment, « tout repose sur le CSA (conseil supérieur de l’audiovisuel). Il est le maître des horloges ». Une réunion aura lieu ce mardi au sujet du PSE avec le comité européen et les représentants élus du personnel. En 2015, le groupe Lagardère avait déjà tenté de faire fermer des stations : une décision qui avait été retoquée par le CSA.

Sollicité, le groupe Lagardère, n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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