Belfort : la compagnie du théâtre des marionnettes, des projets plein la tête

Le théâtre des marionnettes est un incontournable du paysage belfortain. Depuis le 11 février, la compagnie foule les planches avec de nombreux artistes à l’occasion du festival international de marionnettes. L’occasion de refaire un point sur les projets, les envies, les ambitions de cette compagnie familiale présente depuis plus de 40 ans.

Le théâtre des marionnettes est un incontournable du paysage belfortain. Depuis le 11 février, la compagnie foule les planches avec de nombreux artistes à l’occasion du festival international de marionnettes. L’occasion de refaire un point sur les projets, les envies, les ambitions de cette compagnie familiale présente depuis plus de 40 ans.

« Les planètes s’alignent », se réjouit Jean-Paul Lang, fondateur du théâtre des marionnettes. Il y a 41 ans, il lançait sa compagnie, avant d’être rejoint par sa compagne, Natacha. Son fils, Antonin, est maintenant son relai fidèle. La recette familiale : conserver un public belfortain dévoué tout en « ne se reposant jamais sur [leur] laurier », selon les termes d’Antonin.

Les projets sont nombreux, et concernent tout d’abord le festival. Cela passe par de nouveaux partenariats, notamment avec le Granit pour la première année. « Cela nous permet de jouer et faire jouer sur de grands plateaux, mais aussi d’avoir un mélange de publics plus important », se réjouit Antonin Lang. A cette occasion, les artistes se sont déplacés en nombre. Venant de l’association des marionnettistes de France, de Genève, ou encore de Marseille.

Le théâtre des marionnettes se nourrit aussi de nouvelles envies : celle, par exemple, de dévouer les spectacles à un public plus adulte, avec des pièces comme Invisible Land, qui traite du sujet des migrants. « Les spectacles peuvent être magiques pour les adultes. Nous voulions montrer cela et casser les clichés », expose Antonin Lang. Des moments qui ont plu : la plupart des concerts ont fait tabac. « Même si nous avons aussi ressenti une baisse de fréquentation, elle n’a pas été aussi forte que celle de 25% décryptée dans le monde de la culture. Le pré-bilan est positif », expose Antonin Lang.

Devenir un lieu incontournable

Au-delà de l’édition de cette année qui se terminera le 20 février, la compagnie familiale veut projeter le festival comme un moment incontournable de l’art marionnettiste en France. « Cette année, nous avons franchi une étape avec ces projets. Mais nous voulons aller encore plus loin. » En poussant plus loin la communication, tout d’abord : « Le but est de faire du festival un lieu emblématique et un moment incontournable en France. Cela permettra aux professionnels de venir et repérer les compagnies présentes pour d’autres spectacles », expose Antonin Lang. Parce que l’âme du théâtre des marionnettes, c’est aussi d’accompagner d’autres artistes dans leur parcours. « C’est ce qui m’avait séduit en arrivant. La compagnie défend son art tout en défendant et valorisant l’art de la marionnette en général », narre Eric Heuberger, employé récemment par le théâtre.

 Le théâtre des marionnettes a pour projet de développer une académie (créée déjà début octobre). « Nous sommes en gestation pour le moment. Nous avons besoin de nous nourrir des rencontres pour identifier les besoins », analyse Antonin Lang. En ce sens, une journée d’échange est organisé ce jeudi 18 février avec de nombreux professionnels de l’art marionnettiste. « Ce qu’on veut, c’est créer une belle énergie pour les années à venir, pour accompagner d’autres artistes et pousser le projet toujours plus loin. » Il poursuit : « En fait, des projets, nous en avons pleins : au niveau européen, au niveau de la création. Nous sommes toujours dans l’amélioration pour chercher à faire grandir notre projet. Finalement, ce qui nous manque le plus, c’est le temps. »

Antonin évoque un label, créé par l’Etat pour être reconnu comme lieu emblématique de cet art. Mais pas question. « Notre force, c’est la famille. En se labellisant, nous devrions changer de directeurs régulièrement. Nous voulons rester une compagnie familiale, coûte que coûte. Nous trouvons toujours d’autres cases pour grandir et développer notre art », expose fièrement Antonin.

Jean-Paul, Natacha, Antonin et Eric lors du festival.

Les trois coups de cœur du week-end d’Antonin

Entrelacs : « C’est un spectacle pour les tout petit. Il est sonore, visuel, doux. » A voir le 19 février (14h30 et 16h30) et le 20 février (11h et 14h30)

La tristesse de l’éléphant : « C’est une création qui sera joué pour la première fois autour d’une histoire d’amour et de l’amour du cirque. » A voir le 19 février (17h)

La petite casserole d’Anatole : « Un spectacle identifié, d’une grande qualité, qui traite du handicap. » A voir le 20 février (14h30 et 16h30)

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