À L’Isle-sur-le-Doubs, une résidence pour séniors et personnes en situation de handicap ouvrira en 2023

Olivia Gaiffe, infirmière libérale, fait construire une résidence sur un modèle d’habitation partagée pour sénior, adaptée aux personnes en situation de handicap. Cap sur L’Isle-sur-le-Doubs, où elle raconte son parcours, ses difficultés et présente l’essence du projet qui deviendra un aboutissement en mars 2023. 

Olivia Gaiffe, infirmière libérale, fait construire une résidence sur un modèle d’habitation partagée pour sénior, adaptée aux personnes en situation de handicap. Cap sur L’Isle-sur-le-Doubs, où elle raconte son parcours, ses difficultés et présente l’essence du projet qui deviendra un aboutissement en mars 2023. 

Dans la petite commune rurale de L’Isle-sur-le-Doubs, tout le monde la connaît. Sur la terrasse du bar du centre du village, les anciens la saluent. « Je suis fille et petite-fille de commerçant, infirmière libérale. Du coup tout le monde me connaît », raconte Olivia Gaiffe, 37 ans. Au-delà de ça, elle est aussi connue pour le projet qu’elle porte à bout de bras depuis quelques années maintenant. Une résidence sur un modèle d’habitation partagée pour senior, adaptée aux personnes en situation de handicap.

Nominée en décembre 2021 au concours Initiative au féminin à Dijon, finaliste du prix espoir national BGE 2022: les belles choses sont devant elle. Mais pour construire ce projet, il aura fallu du temps et de la détermination. « Dans les banques, on m’a traité de bisounours. Je suis ressortie en pleurs de certains rendez-vous », raconte-t-elle. « Ça a été l’ascenseur émotionnel pendant longtemps.» Cela fait onze ans, que l’idée lui est venue de construire à L’Isle-sur-le-Doubs un lieu de vie commune pour les personnes de plus de 60 ans. 

Elle visite, entre 2018 et 2020, une centaine de maisons séniors à travers la France. « Je venais visiter pour un oncle, un parent. Cela m’a permis de voir ce que je voulais, ce que je ne voulais pas. Et de construire mon cahier des charges.» En 2021, une banque accepte de lui concéder un prêt. Une belle victoire, pour celle qui gère à la fois sa carrière d’infirmière libérale, sa vie de maman de deux enfants, mais aussi sa nouvelle carrière d’auto-entrepreneuse. De sa poche, elle a dû investir pas loin de 40 000 euros pour fournir à la banque des esquisses de plans d’un maître d’œuvre, et des pièces pour justifier de la viabilité du projet. Et cela a fini par fonctionner. Il s’agit désormais d’un projet chiffré autour de 2,7 millions d’euros.

Elle en parle, les larmes aux yeux. Pour elle, cette maison de 1000 m² sur 36 ha, c’est son bébé. C’est un projet qu’elle a construit avec son grand-père, décédé entre-temps. 

Le projet est mûri. Tout a été pensé dans le détail. L’emplacement d’abord. « Nous sommes à côté d’une micro-crèche, de France Service, de la gendarmerie. Juste un peu plus bas, il y a le centre-ville : boulangerie, bar, supermarché…», détaille Olivia. Elle s’imagine, sur le terrain, mettre des chèvres, construire par la suite un parcours vita adapté. Quant au public visé, elle sera adaptée aux personnes âgées de plus de 60 ans, autonomes ou en légère situation de dépendance. Mais aussi, elle sera entièrement adaptée et équipée aux normes PMR pour des personnes en situation de handicap de tout âge. 

En visite

Sur place, les murs sont montés, bétonnés. La structure en bois est encore visible.  Olivia nous accueille le sourire aux lèvres devant cette grande bâtisse. Si à l’intérieur, rien n’est encore fini (les travaux ont démarré en février), on devine déjà les prémices de trois grands espaces de vie commune où seront installé l’espace restauration, des espaces de jeux, une bibliothèque, un espace pour des activités artistiques mais aussi 18 chambres spacieuses, un appartement aux normes PMR, un ascenseur. 

Olivia veut intégrer les résidents dans l’emménagement. « Nous allons leur proposer des palettes de couleurs pour les murs des chambres », se réjouit-elle. Le but : qu’ils se sentent chez eux. 

Car l’essence du projet est ici : une maison où chacun a de l’intimité, peut profiter de son espace. Tout en faisant partie d’une collectivité. « J’ai fait le choix que les repas soient pris en commun », raconte-t-elle. Mais au premier étage, elle prévoit aussi de mettre une seconde petite cuisine, pour que les résidents puissent manger de leur côté, notamment quand ils reçoivent s’ils ont envie d’être plus tranquilles. 

« Il y aura 7 employés. Une aide-soignante en permanence, avec des créneaux réservés à chacun. Et aussi un responsable maintenance, un cuisinier, des auxiliaires de vie, des animatrices, pour qu’il y ait des activités tous les jours, …» Un espace bien-être est aussi prévu. Pour les activités, elle pense déjà à de la randonnée, des marchés plus calmes pour ceux qui le souhaitent. Du cinéma, des concerts à l’Axone. « Il faut qu’il y ait une vraie plus-value avec des activités pour eux.»

Niveau tarif, la mensualité s’élèvera à 2 400 euros, « avec un reste à charge d’environ 1 600 euros par personne aides déduites », détaille-t-elle. « Nous avons déjà eu beaucoup d’appels et 8 personnes inscrites.» L’ouverture est prévue pour le 1er mars 2023, espère-t-elle, malgré quelques retards sur le chantier. Ce sera alors, l’aboutissement de 12 ans d’un projet et le début d’une nouvelle aventure pour celle qui ne se définit pas encore comme une cheffe d’entreprise. « Ce que j’ai fait, c’est seulement pour proposer à des personnes de venir vivre dans un environnement sécurisé où ils se sentent bien », conclut-elle. 

Pour aménager l’extérieur, l’auto-entrepreneuse a ouvert une cagnotte à retrouver ici

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