À l’assaut du mont Blanc pour sensibiliser au réchauffement climatique

Le 20 juin, Clément Loye et Nicolas Trappler, se lancent dans une grande aventure : l’ascension du mont Blanc, en partant de Belfort à vélo. Derrière ce challenge personnel, les deux amis ont à cœur de sensibiliser les passionnés de sports de montagne à la préservation de l’environnement montagneux, de plus en plus menacé par le réchauffement climatique.

Le 20 juin, Clément Loye et Nicolas Trappler, se lancent dans une grande aventure : l’ascension du mont Blanc, en partant de Belfort à vélo. Derrière ce challenge personnel, les deux amis ont à cœur de sensibiliser les passionnés de sports de montagne à la préservation de l’environnement montagneux, de plus en plus menacé par le réchauffement climatique.

Mousquetons, cordes d’escalades, assureurs, harnais, casques… Clément Loye connaît tout de l’escalade. Salarié d’une boutique indépendante spécialisée dans le matériel de montagne à Belfort nommée Sports Loisirs Équipements, non loin de la maison du Peuple, il se passionne pour l’escalade depuis 2007. La même année, Nicolas Trappler, instigateur du projet d’ascension, découvre la discipline. “Au départ, c’était une manière de me dépasser et finalement j’y ai pris goût”, explique-t-il. Il y a deux ans, Nicolas fait part à son ami de sa volonté de gravir le mont Blanc pour marquer ses 40 ans. Ni une, ni deux, le projet de gravir le plus haut sommet d’Europe est lancé. Une première pour les deux grimpeurs.

“On l’aura mérité notre mont Blanc”

« L’aventure au bout de la rue », le nom de leur projet, demande une préparation physique intense : endurance, adaptation du corps aux températures glaciales, contrainte respiratoire, force mentale… Conscient des difficultés, le binôme s’entraîne depuis un an pour se préparer à l’expérience. Vélo, course à pied, randonnée et excursion au ballon d’Alsace en hiver, chaque activité a pour objectif d’améliorer leurs conditions physique et cardiaque  et de les familiariser aux potentiels dénivelés. “Dans quelques jours, nous avons prévu d’aller en Suisse pour nous confronter à l’altitude et s’acclimater à la température”, confie le duo.

Leur expérience comprend plusieurs étapes. Un premier parcours à vélo qui prend son départ de la boutique belfortaine pour arriver à Chamonix, puis une montée jusqu’au sommet du mont Blanc en empruntant un trajet loin du circuit touristique ordinaire, avant de descendre du sommet par cette même voie. “On a décidé de suivre un parcours plus élégant, plus technique, moins fréquenté”, avoue Nicolas. L’excursion devrait durer une dizaine de jours, avec une charge de 25 kg de matériels. “On l’aura mérité notre mont Blanc”, plaisante Clément.

Concernant le financement du projet, Clément Loye et Nicolas Trappler sont les principaux investisseurs. Ils ont tout de même pu compter sur la générosité de fournisseurs de la boutique, sensible à leur démarche de préservation de l’environnement, pour remplacer du matériel vétuste ou leur permettre d’avoir un équipement plus léger.  “En réalité, le budget n’est pas très élevé, car nous avons prévu de faire du camping. Seuls les séjours en refuge représentent un très gros coût”, précise Clément. Nicolas a également investi dans du matériel vidéo pour filmer les différentes étapes et montrer les conséquences environnementales que subit le mont Blanc. Le duo envisage de produire un film à partir des images pour sensibiliser à la cause écologique et environnementale. Leur retour est d’ailleurs prévu en train et vélo, une façon de limiter le plus possible leurs empreinte carbone.

Sensibiliser à la protection des montagnes

Nous sommes devenus très sensibles à l’environnement, depuis que nous sommes témoins de l’effondrement de la montagne. C’était incohérent de faire cette ascension en prenant la voiture. Certes ,ce n’est pas une première, mais en empruntant les codes des pionniers de l’escalade qui n’avaient d’autre choix que d’utiliser le vélo, on veut surtout montrer qu’en 2021 c’est possible d’envisager l’ascension d’une montagne de manière plus responsable”, admet Nicolas Trappler.

Le projet, au-delà du défi personnel, a également pour vocation de promouvoir la pratique de l’escalade et de l’alpinisme de manière responsable et respectueuse de l’environnement. “Choisir de passer par la mer de Glace s’inscrit dans cette démarche de sensibilisation. Nous voulons montrer que les conséquences du réchauffement climatique sur l’environnement sont réelles”, affirme Clément.

Les deux amis sont très soutenus par le club alpin français de Belfort, dont ils sont membres. “La montagne devient malheureusement un bien de consommation et leur projet sensibilise tous les membres du club à une pratique plus écologique. Cette expérience est exceptionnelle et bien plus en phase avec la philosophie de la montagne. Le club alpin soutient ce projet et les félicite pour cette démarche”, se réjouit Olivier Pohl, président de l’organisation.

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