À la Necronomi’Con, le Chat borgne délivre l’héritage de Lovecraft

Ce samedi 30 avril et dimanche 1er mai, à l’AtraXion d’Andelnans, la librairie belfortaine indépendante du Chat borgne ne manque pas le rendez‑vous annuel de la culture geek et nippone : la Necronomi’Con. Un nom qui résonne d’un écho bien particulier dans l’univers fantastique, puisqu’il évoque le livre maudit d’Howard Phillips Lovecraft.

Paciane Rouchon

Ce samedi 30 avril et dimanche 1er mai, à l’AtraXion d’Andelnans, la librairie belfortaine indépendante du Chat borgne ne manque pas le rendez‑vous annuel de la culture geek et nippone : la Necronomi’Con. Un nom qui résonne d’un écho bien particulier dans l’univers fantastique, puisqu’il évoque le livre maudit d’Howard Phillips Lovecraft.

Il est 10 h. Les gens s’affairent dans le parc des expositions d’Andelnans, l’AtraXion. Sur la scène principale, les premières notes de musique de la Comté du Seigneur des anneaux enveloppent le lieu d’une aura fantastique. À trois allées de là, le stand de la librairie indépendante belfortaine du Chat borgne s’installe doucement, livre après livre.

« Ici, on lit de tout, on vend de tout. On porte la littérature populaire ! » glisse Mathieu, le gérant de la librairie, interrogé sur le contenu de ses rayons. Et un rapide coup d’œil suffit à le confirmer. Du dernier Batman à Kaamelott en passant par tous les One Piece. Bandes dessinées, manga, comics, mais aussi fantasy, science-fiction, littérature asiatique… Le Chat borgne se met à la page en arborant un large choix d’œuvres dans l’air du temps.

Et ça fonctionne. Ouverte en 2016, la librairie reçoit vite un accueil très favorable du public et ne manque pas de participer à une édition de la Necronomi’Con. Le rendez‑vous annuel belfortain de la culture geek et nippone organise ce week-end sa 4e édition, après avoir raté le rendez-vous 2021 à cause de la crise sanitaire. « C’est vraiment un événement très important pour nous, ça attire beaucoup de gens très intéressés par tout ce qu’on propose », explique Mathieu, en ne cachant pas son enthousiasme.

Lorsqu’on l’interroge sur les livres les plus vendus en ce moment, il répond dans un sourire que ceux qu’ils vendent le mieux sont finalement ceux qu’ils préfèrent. Et pour cause, dans une petite librairie comme la leur, les conseils sont le premier critère de choix pour les clients.

L’univers tentaculaire de Lovecraft

Parmi tous les ouvrages proposés, un mystérieux grimoire est à l’honneur sur les étalages. Son nom ? Le Necronomicon, dont la convention tire son nom. Un mythe. Une légende. À l’origine, c’est le fruit de l’imagination d’Howard Phillips Lovecraft, pionnier du fantastique, de la première moitié du XXIe siècle. Un auteur à l’imagination aussi débordante que dérangeante, expliquent Mathieu et Antoine, son collègue, qui arrangent leurs présentoirs en accueillant les premiers curieux.

Ce grimoire, pourtant, Lovecraft ne l’a pas écrit à proprement parler. Il n’a fait que le mentionner dans ses récits. Le plus connu d’entre eux est sans doute celui de Cthulhu, monstrueuse créature extraterrestre dont dérive le mythe éponyme, entretenu par une multitude d’auteurs, qui continuent de nourrir la légende. Pour la postérité. Dans son œuvre, l’auteur donne naissance à un univers d’une richesse si impressionnante, que beaucoup se convainquent que ses écrits ne sont autres que la retranscription de mythes et croyances occultes d’un temps ancien. « Il s’agit d’un livre maudit. Sa lecture peut rendre fou. Il en existe de multiples copies, qui permettent d’invoquer des entités innombrables », profère un sorcier croisé une allée plus loin et répondant au nom de Kerlaft.

Antoine avance le précieux ouvrage. « Il est censé être écrit avec du sang sur des peaux humaines… Lovecraft était vraiment un type affreux » lâche‑t‑il dans un rire. Et c’est peu de le dire ! Howard Phillips Lovecraft ne laisse personne indifférent à la Necronomi’Con. Un cosplayer en tenue médiévale croisé au détour d’une allée rappelle d’ailleurs que s’il reste incontestablement le « maître de l’horreur, il faut mettre de côté son racisme pour pouvoir l’apprécier ».

Quoi qu’il en soit, Lovecraft est une véritable référence en matière de fantastique horrifique et ici, plus qu’ailleurs, les visiteurs le savent bien. Père fondateur d’un univers aux mille facettes, ses nouvelles continuent encore aujourd’hui de prendre vie sous d’autres plumes, dont le Chat borgne se fait le messager.

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