A Besançon, Jean Castex annonce un plan à 6,5 milliards pour l’emploi des jeunes

Jean Castex en visite dans unn centre d'apprentissage à Besançon

En visite jeudi dans un centre d’apprentissage de Besançon, le premier ministre Jean Castex a annoncé un train de mesures pout l’emploi des jeunes.

(AFP)

En visite jeudi dans un centre d’apprentissage de Besançon, le premier ministre Jean Castex a annoncé un train de mesures pout l’emploi des jeunes. Montant de l’enveloppe : 6,5 milliards d’euros.

 Face à l’arrivée de 750 000 jeunes sur un marché du travail dégradé à la rentrée, le gouvernement a présenté jeudi un plan à 6,5 milliards d’euros sur deux ans, « du jamais vu », selon Jean Castex, avec en mesure phare une aide de 4 000 euros pour favoriser 450 000 embauches d’ici janvier. « Le gouvernement a décidé de mettre le paquet sur l’emploi des jeunes, parce que nous savons qu’en temps de crise, ce sont ceux qui « morflent » les premiers », a souligné le Premier ministre, en présentant ce plan « un jeune, une solution » depuis Besançon. Pour inciter les entreprises à recruter en cette période incertaine, le gouvernement, comme annoncé par Emmanuel Macron le 14 juillet, instaure une prime pour toute embauche d’un jeune de 25 ans et moins, entre août et fin janvier, pour un contrat de trois mois minimum.

Cette aide sera de 1 000 euros chaque trimestre, pendant un an maximum, jusqu’à un salaire de deux Smic, ce qui devrait permettre de toucher tous les secteurs. Si les syndicats ont mis en garde contre « un effet d’aubaine », le gouvernement assume. « L’objectif est de pousser les entreprises à recruter plus vite, car plus un jeune reste longtemps sans emploi, plus il perd confiance », explique-t-on au ministère du Travail.

Quant à la période de trois mois, jugée trop courte par la CGT, elle correspond souvent à un premier CDD, qui tient lieu de période d’essai, répond-on. Côté patronal, l’U2P (artisans et commerçants) estime que le gouvernement « apporte un encouragement non négligeable », tout en rappelant, comme la CPME, que l’embauche dépend avant tout de « l’activité », et notamment du plan de relance attendu fin août.

Le plan reprend aussi les aides, déjà en vigueur depuis le 1er juillet, pour les embauches de jeunes en alternance d’ici fin février : 5 000 euros pour un apprenti ou un contrat de professionnalisation de moins de 18 ans, 8 000 euros pour un majeur. Pour Jean Castex, qui a visité dans la matinée un centre de formation d’apprentis, l’apprentissage est « au coeur des contradictions françaises ». « On sait que ça marche et pourtant ça reste encore (choisi) quand on n’a pas réussi », a-t-il regretté.

Le retour des contrats aidés

Outre 100 000 missions supplémentaires en service civique, ce plan prévoit 200 000 places de plus en formation, dont 100 000 qualifiantes ou pré-qualifiantes « dans les métiers d’avenir » (transition écologique, santé, numérique…) pour un budget d’1,5 milliard d’euros. Cette offre sera accessible via l’application « Moncompteformation ». Les stagiaires en formation professionnelle verront leur rémunération augmentée (de 330 à 500 euros pour un 18-25 ans). Côté accompagnement, le gouvernement prévoit 300 000 « parcours d’insertion » pour les jeunes les plus éloignés de l’emploi. Pour ceux-là, le plan marque le retour des « contrats aidés » dans le secteur marchand, qui avaient été supprimés en 2017 par la nouvelle majorité (sauf en outremer). « Ce public a besoin d’un coup de pouce pour bousculer la file d’attente », reconnait-on au ministère. « Peut-être que par le passé, les contrats aidés ont été un peu dans le traitement statistique du chômage. Là on sera très attentifs à la qualité de l’accompagnement », a promis Elisabeth Borne. Sont ainsi prévus 60 000 « contrats initiative emploi » (CIE) pour des jeunes rencontrant des difficultés particulières d’insertion et dont une partie du salaire est financée par l’Etat. Dans le secteur associatif ou public, les contrats aidés (« Parcours emplois compétences », au nombre de 94 000 en 2019) seront augmentés de 60 000 en 2021. Par ailleurs, le plan prévoit un doublement des jeunes bénéficiant d’un suivi renforcé à Pôle emploi, avec des effectifs en plus pour l’opérateur public, ainsi que 50 000 entrées supplémentaires en Garantie jeunes, un dispositif d’insertion géré par les Missions locales au succès reconnu pour les jeunes les plus vulnérables. Cependant, « nous fixer les objectifs, dégager des moyens substantiels, c’est bien, mais si nous ne nous préoccupons pas de leur mise en œuvre, nous n’atteindrons pas le résultat escompté », a prévenu Jean Castex. « Pour cela, il n’y a pas 36 méthodes : la première, c’est celle du dialogue social », a-t-il insisté, en souhaitant qu’il soit déployé au niveau des régions, voire des bassins d’emploi avec des modulations locales possibles sur les priorités.

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