338 armes récupérées dans le Territoire de Belfort

L’opération d’abandon d’armes à l’État a été fructueuse dans le Territoire de Belfort. Plus de 300 armes et près de 15 000 munitions ont été collectées en cinq jours dans le département. Une action qui vise à faciliter les procédures pour se débarrasser d’une arme, à rappeler l’obligation de les déclarer et de limiter les armes en circulation.
Policiers et gendarmes ont été mobilisés pour prendre en charge les armes abandonnées. | ©Le Trois – Thibault Quartier
L’opération d’abandon d’armes à l’État a été fructueuse dans le Territoire de Belfort. Plus de 300 armes et près de 15 000 munitions ont été collectées en cinq jours dans le département. Une action qui vise à faciliter les procédures pour se débarrasser d’une arme, à rappeler l’obligation de les déclarer et de limiter les armes en circulation.

338 armes ont été collectées dans le Territoire de Belfort à l’occasion de l’opération nationale d’abandon d’armes à l’État, organisée du 25 novembre au 2 décembre. Une première. 15 000 munitions ont aussi été collectées. « C’est très significatif », convient Raphaël Sodini, préfet du Territoire de Belfort. Dans ces armes, on compte notamment 240 armes longues (type fusils de chasse) et 70 armes de poing. Les forces de l’ordre ont même collecté des armes de guerre, datant de la Seconde Guerre mondiale, comme une mitraillette Sten, un Walther P38, un fusil semi-automatique Walter G43 ou encore une carabine Winchester US M1. « Les résultats sont probants », valide le préfet. La réussite de l’opération souligne son intérêt. Les Français ont trouvé là l’occasion de se débarrasser d’armes dont ils avaient pu hériter. La démarche d’abandon était simplifiée et elle était surtout garantie d’absence de poursuites administratives ou judiciaires pour détention illégale d’armes.

« Cette opération historique a suscité une large adhésion », s’est félicité, de son côté, le gouvernement, ce vendredi. Selon un bilan provisoire « plus de 150 000 armes, dont 140 000 armes à feu, ont été abandonnées à l’État pendant ces huit jours dans plus de 300 sites de collecte », détaille le ministère de l’Intérieur. En parallèle, 50 000 armes jusqu’ici non déclarées ont été enregistrées dans le système d’information sur les armes (SIA) permettant la régularisation de leurs propriétaires. Cela signifie que plus de 200 000 armes sont sorties de la clandestinité.

Opération d'abandon d'armes à l'État, dans le Territoire de Belfort (©Le Trois – Thibault Quartier).

19 000 armes recensées dans le département

« Une arme, c’est dangereux », rappelle le préfet. On n’est jamais à l’abri d’un accident. D’un vol. D’un drame. Et cette opération « participe grandement à prévenir les violences intrafamiliales, les accidents domestiques et les vols d’armes », insiste la place Beauvau dans sa communication. L’opération « diminue le nombre d’armes en circulation », observe également le commissaire Cédric Richardet, directeur départemental de la sécurité publique du Territoire de Belfort.

Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a décidé d’engager une réforme de la procédure d’abandon d’armes à l’État, visant à la simplifier. Une expérimentation sera initiée dans 5 départements en 2023. « À l’issue du déploiement du système d’information sur les armes à l’ensemble des publics concernés (détenteurs d’armes particuliers, associatifs et métiers) prévu fin 2023, une nouvelle opération de ce type sera organisée », indique également le ministère dans sa communication. L’abandon des armes non déclarées reste possible et leur enregistrement est obligatoire dans le SIA. Et si l’on détient une arme à son domicile, elle doit être dans un coffre-fort ou une armoire forte, empêchant l’utilisation par un tiers. Le fichier belfortain de détention d’armes référence 19 000 armes environ dans le département.

Les armes collectées sont envoyées à Dijon (Côte-d’Or), où elles seront détruites.

Des précautions à prendre

À l’occasion de cette opération, quelques grenades et obus, découverts lors de chantiers, ont aussi été apportées aux forces de l’ordre. À ce sujet, le colonel Jacques Merino, commandant du groupe départemental dans la gendarmerie nationale, rappelle que « ce sont des objets extrêmement dangereux, qu’il ne faut pas toucher ni déplacer ». En cas de découverte, il faut appeler la police.  Une équipe de démineurs de la sécurité civile viendra s’en occuper.

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