Plusieurs collectifs et associations tels que la Ligue des Droits de l’Homme, ainsi que la mairie de Belfort avaient lancé un appel au rassemblement ce vendredi 30 octobre à 18 h place d’Armes (lire notre article). Une mobilisation qui intervient une semaine après l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière. Un homme a ouvert le feu sur les passants visant des personnes « de type musulman, africain ou nord-africain », a fait savoir Olivier Christen, procureur national antiterroriste. Cet attentat a coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, 26 ans, et fait plusieurs blessés, dont une enfant de onze ans.
Plusieurs centaines de personnes étaient présentes sur la place d’Armes ce vendredi soir. La Ligue de Droit de l’Homme ouvre le rassemblement avec une minute de silence en hommage aux victimes. Puis, les associations et collectifs belfortains prennent, un à un, la parole. Les discours sont différents mais le fond est le même : lutter contre le racisme et la crainte face à la montée de l’extrême droite. « Donnons de la voix, dans les médias, dans nos vies quotidiennes, sur nos lieux de travail, sur nos lieux d’études, contre les paroles racistes qui mènent aux meurtres », insiste la LDH.
« C’est important d’être là »
La foule scande quelques slogans tels que « Abat CNews, Marine et ses fachos » ou encore « Siamo tutti antifascisti » Nous sommes tous antifascistes en français. « C’était très important de venir pour lutter contre l’islamophobie ainsi que pour la fermeture de CNews », explique une militante. Elle explique avoir signé la pétition en ligne pour la fermeture du média. « Nous sommes horrifiés par ce que nous entendons avec des discours sur le grand remplacement. » Elle n’est d’ailleurs pas la seule à exprimer une hostilité face à ce média.
Même discours juste à côté. « Le contexte est très fort ces dernières semaines, notamment avec l’attentat », explique une femme présente au rassemblement. « C’est important d’être là et montrer que nous ne sommes pas seuls. »
