257 000 logements ont été mis en chantier en Bourgogne-Franche-Comté entre 2000 et 2020, dont deux tiers de maisons individuelles. Ils pourraient chuter à 92 000 d’ici à 2050, si les tendances démographiques et sociales récentes restent les mêmes, indique l’Insee dans une étude qui vient de paraître.
Les besoins en résidences principales sont évalués à 47 300 d’ici à 2030, mais ils chutent à 27 900 pour la période 2031 – 2040, et même à 5600 pour la décennie suivante.
« Au-delà des résidences principales, d’autres besoins existent. Ainsi, les logements qui se libèrent nécessitent souvent des travaux avant leur réoccupation. La hausse du nombre de ménages et donc de la mobilité résidentielle générerait ainsi un besoin de 4 400 logements vacants supplémentaires dans les territoires concernés ».
Parallèlement, des logements vont disparaitre, que ce soit en raison de leur démolition ou parce qu’ils sont transformés en locaux professionnels.
Une chute très marquée après 2030
Les besoins en résidences principales resteraient importants d’ici à 2030 en raison de la hausse du nombre des ménages. Mais celle-ci baisserait à partir de cette année-là, ce qui fait dire à l’Insee que 60 % des besoins en logements se concentreraient avant 2030. La croissance du nombre des ménages d’ici à 2030 serait en fait liées à des facteurs sociétaux : mise en couple de plus en plus tardives et ruptures plus fréquentes. De même, le vieillissement de la population accentuerait le nombre de ménages d’une seule personne, avec le possible décès de l’un des deux conjoints.
Dans ce contexte, la rénovation pourrait permettre de limiter l’artificialisation des sols. « L’habitat représente actuellement plus de 60 % de la consommation d’espaces naturels, agricoles ou forestiers, relève l’Insee. Limiter la construction neuve est devenu indispensable pour atteindre l’objectif de zéro artificialisation nette à l’horizon 2050. Pour cela, mobiliser les logements vacants et les résidences secondaires permettrait de couvrir un quart des besoins en logements à l’horizon 2040 ».
Cette baisse des besoins en logements s’accompagnerait d’une concentration des besoins autour de Dijon, de Besançon, et du secteur frontalier, si la dynamique de l’économie suisse perdure.
- NOTA: L’Insee précise que « les projections n’ont pas de caractère prédictif. Elles se fondent sur l’application d’hypothèses basées sur les tendances passées. Cette étude exploite le scénario central 2018 du modèle de projection de population Omphale de l’Insee. Il prolonge les tendances observées relatives à l’évolution de l’espérance de vie, de la fécondité et du solde migratoire avec l’étranger sur la période précédente. Des scénarios à façon ont été élaborés pour tenir compte des dynamiques récentes ».
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