Chaque automne, la Banque de France livre une photographie de la situation des entreprises de la région pour l’année précédente. Jusqu’à présent, elle se basait sur un échantillon de 8000 entreprises ; pour son étude portant sur l’année 2025, les bilans de 35 000 entreprises ont été passés au crible, soit 47 % des effectifs salariés de Bourgogne – Franche-Comté. Un seuil de chiffre d’affaires de 1,2 million d’euros étant fixé pour l’analyse des bilans, les entreprises de services sont toutefois sous-représentées.
Des situations très inégales selon les secteurs
Le chiffre d’affaires des entreprises de Bourgogne – Franche-Comté est hausse en moyenne de 1,1 % en 2025. Cette moyenne cache des niveaux très différents selon les secteurs. Ainsi, le secteur de la construction est en légère baisse (-0,1 %). A l’inverse, les services aux entreprises sont à + 3,1 % et les services à la personne à + 2,6 %. Le chiffre d’affaires des entreprises industrielle progresse de 1 %) (+ 1,2 % pour l’automobile), et le commerce à + 0,7 %.
Cette reprise ne touche pas non plus les TPE (Très petites entreprises, c’est-à-dire les entreprises de moins de 10 salariés) dont le chiffre d’affaires moyen est en baisse de 1,6 %, alors qu’il augmente de 1 % pour les PME (Petites et moyennes entreprises ; moins de 250 salariés) et de 1,7 % pour les ETI (Entreprises de taille intermédiaire ; entre 250 et 5000 salariés).
L’excédent brut d’exploitation est en hausse en moyenne de 5,5 %, mais là aussi avec des différences selon les secteurs. Dans le secteur de la construction, il est en baisse de 0,3 % ; à l’opposé, il est en hausse de 10,4 % dans les services aux particuliers. Même situation contrastée selon la taille des entreprises : l’excédent brut d’exploitation est en baisse de 5,3 % en moyenne dans les TPE, alors qu’il augmente de 6,5 % dans les PME et de 7,5 % dans les ETI.
Le coût de la main d’œuvre augmente et les effectifs stagnent
Les charges de personnel augmentent en moyenne de 2 % de 2024 à 2025, alors que les effectifs baissent de 0,1 %. Dans le commerce, les effectifs baissent de 1,7 % et les charges de personnel augmentent de 0,9 %. Dans l’industrie, les effectifs augmentent de 0,6 % et les charges de personnel de 2,7 %, mais plus spécifiquement dans l’automobile, les effectifs sont en baisse de 1,8 % et les charges de personnel en baisse de 3 %.
Moins d’investissements et moins d’endettement
Les entreprises de Bourgogne-Franche-Comté dont les bilans ont été analysés par la Banque de France investissement globalement moins en 2025 qu’en 2024 : le taux d’investissement calculé en pourcentage de la valeur ajoutée passe de 15,5 % en 2024 à 13 % en 2025. C’est dans l’industrie où les investissements sont les plus forts, mais là aussi en baisse : de 20,1 % en 2024, à 16,5 % en 2025.
Parallèlement, l’endettement des entreprises baisse : le taux d’endettement rapporté aux fonds propres des entreprises passe de 22,7 % en 2024 à 25,1 % en 2025.
Moins de défaillances d’entreprise dans la région qu’en France
Le nombre de défaillances d’entreprise est désormais à un niveau supérieur à celui de 2019, avant la crise covid. Il est cependant plus bas en Bourgogne-Franche-Comté que dans le reste du pays, et ceci plus particulièrement dans le Territoire de Belfort et la Nièvre.
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